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Il achète 17 700 bouteilles de désinfectant pour les mains, mais il n’arrive pas à les revendre en ligne

Il achète 17 700 bouteilles de désinfectant pour les mains, mais il n’arrive pas à les revendre en ligne
Photo AFP

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Un Américain qui a essayé de profiter de la pandémie de coronavirus pour s’enrichir se retrouve aujourd’hui pris avec 17 700 bouteilles de désinfectant pour les mains dans son garage.  

Interrogé par le New York Times, Matt Colvin a expliqué qu’il s’était procuré plusieurs milliers d’exemplaires du produit pour tenter de les revendre en ligne à prix fort, mais que ses plans avaient finalement été déjoués par Amazon et eBay.  

L’individu a raconté au quotidien que son frère et lui avaient fait, au début du mois de mars, le tour de plusieurs petits magasins au Tennessee, puis au Kentucky, dans le but d’amasser tous les gels et lingettes désinfectants qu’ils pouvaient trouver.  

Peu de temps après, Colvin a indiqué avoir mis en vente sur le web près de 300 bouteilles de désinfectant pour les mains, demandant entre 8$ et 70$ américains pour celles-ci.  

Sans grande surprise, ces dernières auraient trouvé rapidement preneurs.  

Le commerçant a cependant vu son stratagème prendre rapidement fin, tandis qu’Amazon et eBay ont décidé de suspendre la revente à prix déraisonnable d’articles de ce type.  

Par ailleurs, le New York Times cite plusieurs autres revendeurs du web qui ont aussi vu Amazon ou eBay mettre fin à leurs activités commerciales.  

«L’établissement de prix excessifs est une violation claire de nos règlements, contraire à l’éthique et, dans certaines régions, illégal», a souligné Amazon dans une déclaration au journal new-yorkais.  

Le procureur général de l’État du Tennessee aurait également envoyé aux frères Matt et Noah Colvin une mise en demeure leur ordonnant d’arrêter toute revente en attendant qu’une enquête soit menée.  

La paire avait brièvement envisagé de faire don de leur matériel après que l’histoire a éclaté dans les médias, mais ils devront visiblement attendre.  

Pas la première fois  

Notons que ce n’était pas la première fois que l’homme de 36 ans, originaire du Tennessee, achetait, puis revendait à fort prix des produits recherchés depuis l’éclosion de la COVID-19.  

En février, ce dernier aurait notamment revendu des paquets de masques médicaux une dizaine de fois plus cher qu’il les avait payés.  

Le phénomène est également perceptible au Québec, alors que différents masques médicaux sont en vente sur des plateformes comme Kijiji ou Facebook Marketplace.