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Le leadership du premier ministre

coronavirus Legault Arruda
Photo d'archives, Simon Clark Le premier ministre François Legault gère la crise de main de maître jusqu’à maintenant.

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On reconnaît les vrais leaders mondiaux par leur capacité à gérer les crises comme celle qu’on vit actuellement. À la lumière de ce que je vois depuis quelques jours, le Québec est entre bonnes mains avec le premier ministre François Legault.  

Faisons une pause de sport l’instant de quelques lignes, si vous le voulez bien. On y reviendra bien assez vite. Par contre, je ne peux passer sous le silence le travail de M. Legault et de ses conseillers depuis le début de cette crise de la COVID-19, qui a pris une ampleur inégalée depuis quelques jours.   

M. Legault semble avoir compris une chose : les familles de partout au Québec sont inquiètes et veulent des réponses. J’ai moi-même quatre enfants et sept petits enfants et la majorité des questions qu’on se pose ont obtenu éclairsissements et réponses par notre chef d’État.   

Ce qui se passe à l’heure actuelle est alarmant et terrible. Par contre, on ne peut rien y faire. De voir notre premier ministre aussi en contrôle de la situation ne peut que donner confiance pour la suite des choses.   

Bravo à la NBA  

Revenons au sport, maintenant.   

La NBA a fait preuve d’un véritable leadership mercredi soir dernier en ayant le courage d’être la première ligue majeure de sport professionnel à mettre un terme à ses activités afin de diminuer les risques de propagation du coronavirus.   

Le commissaire du circuit de basketball, Adam Silver, a agi en véritable chef de file en convainquant les propriétaires des équipes de son circuit de mettre un terme à la saison, et ce, jusqu’à nouvel ordre.   

Il faut dire qu’ils ont aussi été touchés directement par le coronavirus. Le joueur du Jazz de l’Utah Rudy Gobert a testé positif à la COVID-19 et à ce moment, il est évident qu’il n’y avait plus d’autre choix possible que de mettre la clé sous la porte. Il y a deux jours, on apprenait qu’un autre joueur du Jazz, Donovan Mitchell, avait lui aussi contracté le virus.   

Il ne faut pas se le cacher, une telle décision implique des pertes importantes de revenus, mais les gouverneurs de la NBA ont jugé que la santé valait plus que leurs poches. Bonne décision.   

Ce faisant, ils n’ont pas laissé le choix aux autres gros circuits mondiaux. Jeudi, les autres circuits majeurs ont tous annoncé l’un après l’autre qu’ils suspendaient leurs activités quelque temps.   

L’ATP a mis un terme à ses activités pour les six prochaines semaines, la MLB a suspendu ses camps printaniers tandis que la LNH et la MLS ont entre autres également suspendu leurs activités et la PGA a annulé les trois dernières rondes du Championnat des joueurs.   

Il faut reconnaître que les différents circuits sportifs professionnels ont agi avec humanité. Oui, ils laisseront beaucoup d’argent sur la table si jamais on devait en venir à annuler officiellement le reste de leur saison. Par contre, personne ne va faire faillite à cause de ça. Ni les équipes ni les joueurs.    

Dans la LNH  

Attardons-nous maintenant un peu sur la Ligue nationale de hockey. Gary Bettman et ses propriétaires suivront la situation de près et il n’est pas exclu que les activités de la ligue reprennent plus tard. Jeudi, certains informateurs ont même émis la possibilité que la coupe Stanley soit remise en juillet advenant le cas où la pandémie de coronavirus se résorbe dans les prochaines semaines.   

Maintenant, il reste à savoir comment la LNH va gérer la situation à l’interne. Que demandera-t-on aux joueurs? Va-t-on leur imposer de demeurer dans la ville où ils évoluent habituellement jusqu’à ce que les choses aillent mieux? Seront-ils dédommagés si la saison est finalement annulée?   

Pour le moment, personne n’a de réel contrôle sur la situation. Nous vivons actuellement une crise planétaire et il faut être patients et suivre les mesures d’hygiène recommandées par les différentes organisations de santé publique.   

Si la LNH désire vraiment conclure sa saison régulière, puis ses séries, plus tard, ce sera bénéfique pour tout le monde puisque le spectacle n’en sera que meilleur et les équipes dans la course pourront compter sur leurs meilleurs éléments en santé.   

Et, au fait, le Canadien de Montréal n’a pas cru bon rencontrer la presse jeudi. L’organisation a plutôt envoyé un laconique communiqué de presse qui, en gros, ne nous apprenait rien de plus...   

- Propos recueillis par Kevin Dubé  

Les échos de Bergie  

Chapeau, Deslauriers  

Les Ducks d’Anaheim ont compté sur plusieurs joueurs de grand talent dans leur histoire tels que Ryan Getzlaf, Corey Perry, Teemu Selanne ou Paul Kariya et Nicolas Deslauriers s’est donné des allures de ces joueurs vedettes mardi dernier en inscrivant trois buts en première période pour aider les Ducks à vaincre les Sénateurs d’Ottawa 5-2. On a vu à quel point c’est un athlète apprécié de ses coéquipiers. Tout le monde était heureux pour lui. Ces gars-là sont toujours très appréciés dans un vestiaire, car ils ont un travail très difficile, soit celui d’avoir à défendre leurs coéquipiers coûte que coûte. Ces joueurs vivent souvent en plus avec des contrats à court terme et doivent constamment se prouver à leur organisation. J’ai beaucoup d’estime pour ces joueurs.
  

Le CH a échappé Roy  

J’ai regardé jouer Nicolas Roy l’autre soir avec les Golden Knights de Vegas et je n’ai pu m’empêcher de réaliser à quel point le Canadien de Montréal avait encore une fois levé le nez sur un talent québécois et à quel point, encore une fois, le joueur en question les faisait mal paraître. Choix de quatrième ronde des Hurricanes en 2015, Roy évolue actuellement à la droite du deuxième trio des Knights avec Max Pacioretty et William Karlsson. Rappelons qu’en 2015, le CH avait sélectionné Lukas Vejdemo neuf rangs avant Roy. À moins que je me trompe, le Suédois est loin d’évoluer sur un deuxième trio dans la LNH. Comment a-t-il pu laisser passer un Québécois de 6 pi 4 po et 200 lb? Je n’arrive pas à comprendre. Les Hurricanes doivent s’en mordre les doigts eux aussi. D’ailleurs, en plus de Roy, ils ont aussi laissé partir Julien Gauthier lors de la date limite des transactions.   

Silence radio  

Jesperi Kotkaniemi aurait raté le reste de la saison de la Ligue américaine de hockey si les activités de la ligue n’avaient pas été suspendues. On a dit qu’il était blessé à la rate, mais, encore une fois, on n’a rien dit de plus. Est-ce sérieux ou pas? Personne ne le sait réellement parce que le Canadien continue de contrôler l’information. On avait promis, il y a quelques années, plus de transparence. Il faut croire qu’on oublie vite chez le Tricolore.