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Les restaurateurs et les tenanciers craignent le pire

ARG-FRANCOIS-MEUNIER
Photo courtoisie François Meunier Porte-parole Association Restauration Québec

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L’inquiétude est palpable chez les restaurateurs et tenanciers de bars québécois qui craignent de tout perdre si la crise sans précédent causée par le coronavirus ne se résorbe pas rapidement. 

« L’énorme défi sera d’assurer la survie [des établissements] », lance le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association Restauration Québec (ARQ), François Meunier. 

Il appelle les gouvernements à venir en aide rapidement aux commerces et à leurs employés. 

Plusieurs restaurants ont déjà annoncé leur fermeture temporaire. C’est le cas de Pacini, qui a pris la décision « difficile » de fermer complètement tous ses restaurants pour 14 jours. 

La chaîne souhaite ainsi « protéger ses employés et la population », dit la vice-présidente des opérations, Isabelle Gamache. Elle ajoute que les franchisés ont de vives inquiétudes économiques. Les employés pourront, quant à eux, obtenir de l’assurance-emploi. 

Chocolats Favoris a également mis fin à ses activités de restauration dans tous ses établissements au Canada qui demeureront toutefois ouverts pour offrir leurs chocolats de Pâques et pour tout ce qui entre dans la catégorie des gâteries à emporter. 

Des restaurants désertés 

De son côté, La Cage essuie des pertes financières importantes dans l’ensemble de ses restaurants de la province. À un tel point que la mesure du premier ministre François Legault pour diminuer le nombre de clients n’est pas réellement une contrainte pour la chaîne. 

« On a déjà perdu de 35 à 60 % de notre clientèle, tout dépendant de nos établissements. Si la crise continue pendant un certain temps, il y a de bonnes chances que l’on doive fermer les restaurants pour une durée indéterminée », déplore Marc Pelletier, vice-président, marketing et communications du Groupe Sportscene, qui représente La Cage. 

Quelques établissements de la bannière ont même décidé de diminuer leurs heures d’ouverture pour réduire les coûts de production. 

Chez Boston Pizza, une décision quant à la poursuite des activités devrait être prise au courant des prochains jours. 

Quoi qu’il en soit, selon plusieurs, ce n’est qu’une question de temps avant que la crise qui force les plus petits restaurants indépendants à fermer boutique fasse de même avec les grandes chaînes.