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«Mon fils» : une plongée dans le drame pour Élise Guilbault

«Mon fils» : une plongée dans le drame pour Élise Guilbault
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

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MONTRÉAL – Élise Guilbault a incarné bien des rôles poignants à la télévision, au théâtre et au cinéma. Au chapitre du plus bouleversant, elle évoque les 200 représentations d’«Albertine en cinq temps» qu’elle a jouées sur les planches au début des années 2000. Mais elle reconnaît que sa partition dans «Mon fils», où elle personnifie la mère résiliente d’un jeune adulte schizophrène, est une «solide plongée dans le drame».

«Je me souviens qu’à un moment donné, pendant le tournage, j’ai attrapé un petit rhume, parce qu’Antoine (L’Écuyer, alias Jacob, son garçon dans la série) l’avait. C’était devenu difficile de m’en remettre. Et le médecin m’a dit que j’avais les voies respiratoires inflammées. Pas infectées, inflammées. Parce que j’avais trop pleuré...», raconte la comédienne en entrevue.

«Il y avait beaucoup d’abandon, de tristesse, de panique chez le personnage, poursuit l’actrice. Le ciel lui tombe sur la tête et la terre fend sous ses pieds. C’est une espèce de grande aventure, absolument terrible pour un parent.»

On était alors à la fin août, début septembre, précise Élise Guilbault, à l’époque où le coronavirus n’alimentait pas encore les conversations et où toux et raclements de gorge ne suscitaient pas de craintes particulières. L’interprète de Marielle et Antoine L’Écuyer pouvaient donc sans gêne entretenir une proximité qui nourrissait la relation de leurs protagonistes à l’écran.

«J’étais très maternelle, maternante, même, avec lui. Dans la vie, j’étais même devenue un peu fatigante, je pense. Je disais à l’équipe technique des choses comme : "Je pense qu’il a soif...". J’avais vraiment des espèces de pulsions maternelles!»

Vérité et sincérité

Contrairement à Antoine L’Écuyer, qui dit avoir visionné des documentaires et jasé avec des spécialistes pour rendre crédibles les soubresauts vécus par son alter ego de Jacob, Élise Guilbault n’a eu aucune recherche à mener pour bien rendre la détresse d’une maman dans le choc, le déni, la douleur et l’acceptation de la différence de son enfant.

«Je connais deux personnes, assez proches de moi, qui ont vécu ça. Dans mon cas, ce n’était pas technique. J’étais une mère inventée de toutes pièces de la part des auteurs, et eux avaient été très pointilleux et sérieux par rapport à l’évolution de la maladie.»

Ces auteurs, Anne Boyer et Michel d’Astous, Élise Guilbault louange «leur vérité, leur sincérité, leur dévouement, leur préoccupation du sort de l’humanité», sensible qu’elle est à leur œuvre pour avoir rendu leurs mots à quatre reprises dans le passé (dans «Les dernières fougères» au théâtre, et «Jeux de société», «2 frères» et «Yamaska» à la télévision). À propos de tout le reste de l’équipe de «Mon fils», la dame n’a que des éloges à formuler.

«Je trouve que cette série-là offre un très brillant casting, encense-t-elle. Tout le monde est vraiment bon. Ç’a l’air de rien, mais un bon psychiatre comme Luc Senay incarne, il faut le faire. Et je suis très heureuse pour Mariloup Wolfe, qui est très saluée et appréciée dans son travail de réalisatrice. Elle a une grande responsabilité dans l’équilibre de cette série, qui n’est jamais "trop" ou "pas assez".»

Émilie Bierre, Patrice Godin, Antoine L'Écuyer, Élise Guilbault, Patrice Godin et Mariloup Wolfe
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Émilie Bierre, Patrice Godin, Antoine L'Écuyer, Élise Guilbault, Patrice Godin et Mariloup Wolfe

Discrète sur les réseaux sociaux, Élise Guilbault a néanmoins reçu, pendant le week-end, plusieurs messages de téléspectateur(trice)s touché(e)s droit au cœur par cette histoire familiale déchirante, mais remplie d’espoir.

«Beaucoup de femmes m’avouent avoir un enfant atteint de schizophrénie ou de maladie mentale. Elles sont très reconnaissantes de cette série, qui fait qu’elles se sentent moins seules et un peu plus comprises. C’est très touchant.»

«Mon fils» est présentement disponible sur Club illico.

Quoi regarder sur les chaînes spécialisées?

Débrouillage à Yoopa

Les enfants étant confinés à la maison en raison de la fermeture des écoles et des garderies, leur chaîne favorite, Yoopa, est débrouillée à compter de ce mardi, 17 mars, et insère pour l’occasion à sa programmation une nouvelle plage horaire dédiée au cinéma. Tous les jours, à 14 h, les tout-petits pourront ainsi se délecter de films comme «Les pirates, bande de nuls!», «Les shtroumpfs : le village perdu», «Opération noisettes 2» et «Les minions». Yoopa conserve en outre ses cases réservées au septième art jeunesse et familial en soirée et le week-end.

«Faites-nous la cour»

L’hiver tirera bientôt graduellement sa révérence pour laisser place au printemps et à l’été. C’est le temps de penser à réaménager nos espaces extérieurs. La deuxième saison du magazine décoration «Faites-nous la cour» tombe ainsi à point nommé. Dans le premier épisode, l’animateur Sansdrick Lavoie, ancien participant d’«Occupation double Bali», accompagne Maxime et Sébastien, qui souhaitent créer une zone intime autour de leur spa et un coin-repas pour recevoir leurs amis et jouer à des jeux de société, dans un style qui leur rappellerait leur voyage en Méditerranée. Mardi, 19 h 30, Canal Vie.

«Première ligne : chaque seconde compte»

Le docu-réalité «Première ligne : chaque seconde compte» nous entraîne dans la réalité des répartiteurs du 911 et nous immerge dans l’urgence qui habite ces témoins en temps réel de petites catastrophes du quotidien. Cette semaine, dans le cinquième épisode, on vivra les minutes ayant suivi l’accident d’un camion qui a embouti un immeuble, directement en face du poste de police de Sherbrooke. L’image du «pick-up» blanc enfoncé dans l’immeuble est digne d’un film.

Aussi, une femme attire l’attention de ses voisins avec son comportement désorganisé. Mardi, 22 h, MOI ET CIE.