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Alimentation: la FTQ veut des garderies d’urgence pour les travailleurs des épiceries

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Les travailleurs des épiceries devraient avoir droit aux garderies d’urgence comme ceux du réseau de la santé et des services essentiels, estime la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ). 

« Il faudrait que nos travailleurs d’épicerie aient droit à des services de garderie parce qu’il n’y a à peu près pas de restaurants d’ouverts », a indiqué au Journal le président de la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec, Daniel Boyer. 

<b>Daniel Boyer</b><br /><i>Président de la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec</i>
Photo d'archives, Agence QMI
Daniel Boyer
Président de la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec

Ces derniers jours, Québec a mis en place des garderies d’urgence pour les travailleurs de la santé et des services sociaux ou encore pour les policiers et les pompiers. 

Or, la FTQ est d’avis que les préposés, commis, caissiers des grandes bannières d’alimentation comme Super C, Metro et IGA devraient pouvoir bénéficier eux aussi de ces garderies d’urgence parce que leur rôle est crucial en pleine pandémie. 

Plus de 34 000 travailleurs font partie du syndicat des TUAC, affilié à la FTQ. 

Système à huiler 

Mardi, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a tenu à saluer les nouvelles mesures du gouvernement Legault, comme l’aide pouvant atteindre 573$ par semaine pour 14 jours aux travailleurs autonomes ou salariés qui n’ont pas accès à l’assurance-emploi.  

« Ces mesures-là sont annoncées, mais les nouveaux systèmes en place ne sont pas toujours fonctionnels. Il y a un peu de frustration et d’inquiétude dans tout ça », a cependant laissé tomber le chef syndical. 

Quand on a demandé au président de la FTQ s’il était d’accord avec la sortie des organisations patronales de la construction qui ne prévoient pas fermer les chantiers de construction... il s’est montré au même diapason qu’eux. 

« Je ne pense pas que l’on devrait les fermer, mais nous, on s’en remet à la science et aux autorités de santé publique s’il faut fermer des entreprises ou des chantiers de la construction parce qu’on est rendu là, va falloir s’y soumettre », a-t-il conclu.