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Baisse marquée de l’achalandage dans les urgences

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Le taux d’occupation des urgences est en forte diminution depuis quelques jours au Québec. Une période d’accalmie qui permet au personnel de se préparer pour la tempête que pourrait entraîner la COVID-19.

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Le taux d’achalandage moyen sur civière est passé de 120 % à 82 %, depuis mercredi dernier, dans la province.

Les différentes salles d’urgence à Montréal enregistrent aussi une forte baisse durant la même période, soit de 122 % à 77 %. 

Pour l’Hôpital général juif, par exemple, le taux d’occupation est passé de 164 % à 83 %.

Moins de 100 %

Certains hôpitaux, dont les urgences débordées ont souvent des taux d’occupation de plus de 200 %, comme Anna-Laberge (Châteauguay) et Pointe-Claire, étaient sous la barre du 100 %, mardi.

Au Centre hospitalier de l’Université Laval, à Québec, l’achalandage est passé de 165 % à 86 % depuis une semaine. « Ça va nous aider [...] On va avoir besoin de ces places-là, c’est certain », souffle le porte-parole Bryan Gélinas.

Il ne veut cependant pas décourager quiconque avec une condition médicale urgente d’éviter l’hôpital.

Selon l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec (ASMUQ), le message du gouvernement provincial, qui a demandé aux gens d’éviter les hôpitaux lorsque nécessaire, a été bien compris.

Dr Gilbert Boucher.
Association des
spécialistes en
médecine d’urgence
Photo courtoisie
Dr Gilbert Boucher. Association des spécialistes en médecine d’urgence

« La population a bien écouté depuis samedi », s’encourage le Dr Gilbert Boucher, président de l’ASMUQ. « Il y a beaucoup moins de patients qui ne sont pas des cas urgents. Ça nous aide. »

Débordées quand même

En fait, malgré la baisse de visites, les équipes médicales sont débordées en raison des longs protocoles liés aux cas potentiels de la COVID-19.

Beaucoup de patients se retrouvent à l’urgence parce qu’ils reviennent de voyage et ont des symptômes, ou ont été en contact avec un voyageur.

Chaque dépistage pour le coronavirus requiert environ 30 minutes de travail, notamment pour la désinfection des salles et l’habillage sécuritaire du personnel.

« On ne se tourne pas les pouces ! jure le Dr Boucher. C’est important de comprendre que les équipes sont très occupées à cause des infections. »

— Avec Hugo Duchaine