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Dérogation demandée par les producteurs

Les travailleurs saisonniers attendus avec impatience

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La fermeture des frontières aura des conséquences désastreuses pour les producteurs maraîchers qui dépendent des travailleurs saisonniers. L’organisme FERME demande une dérogation au gouvernement fédéral pour les faire entrer quand même.

« Si les travailleurs ne peuvent pas entrer au pays, ce sera la catastrophe pour les employeurs. On ne pourra pas alimenter la population », a affirmé Fernando Borja, directeur général de FERME, organisme spécialisé dans le recrutement de la main-d’œuvre étrangère. 

M. Borja est en contact avec les autorités fédérales sur les moyens qui peuvent être mis en place pour assurer la sécurité de la population sans compromettre leur arrivée. 

Selon lui, il serait possible de transporter les travailleurs à bord de vols nolisés et de les soumettre à des quarantaines sur leur ferme d’accueil. « C’est quelque chose qui est possible », soutient Jacques Demers, PDG de Productions horticoles Demers, à Lévis, qui se dit très préoccupé par la situation.

« C’est indispensable pour toute la production de fruits et légumes au Québec ! Sans ça, il n’y a pas de production », a ajouté l’horticulteur dont l’entreprise est notamment reconnue pour ses fraises et ses tomates. 

« fenêtres d’opportunité »

Le producteur attend 150 travailleurs saisonniers à partir de la mi-avril et durant tout le printemps pour faire les plantations et la cueillette des fruits et légumes. 

« Je ne peux pas imaginer qu’on ne sera pas capable de nourrir notre population dans les 6 à 12 prochains mois. En agriculture, il y a des fenêtres d’opportunité pour semer. On ne peut pas passer à côté », a-t-il dit.  

Environ 1200 employeurs au Québec ont eu recours l’an dernier à 14 000 travailleurs saisonniers en provenance principalement du Mexique et du Guatemala. Leur nombre croît à un rythme d’environ 10 % par année. 

« Les employeurs sont paniqués. Si le gouvernement continue à fermer les frontières aux travailleurs, c’est sûr que ça va avoir un impact très négatif et dévastateur pour les entreprises », a poursuivi M. Borja.

« C’est très problématique, s’il n’y a pas de nourriture cet été, qu’est-ce qu’on va manger ? » s’inquiète le directeur général de FERME.

L’organisme estime que les travailleurs saisonniers doivent être considérés comme un service essentiel.