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Gérer l’avenir

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«Il faut maintenant anticiper les conséquences de ce qu’on va vivre.»  

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C’est ce qu’a déclaré le maire Labeaume, hier, lors du premier conseil à se tenir à huis clos depuis le début de la création de la nouvelle ville, en 2002. Le coronavirus a modifié toutes nos habitudes, en un éclair, et c’est aussi le cas en politique.  

Ces dernières années, la Ville de Québec a déjà dû gérer diverses crises, dont celles de la légionellose, qui a entraîné 14 décès, du H1N1, sans oublier la tuerie de la mosquée, qui a fait six morts et de nombreux blessés. Cette expertise a servi à mettre en œuvre rapidement une cellule de crise. Il a fallu réagir vite pour faire face à la progression du virus et à l’escalade de mesures émanant des autorités de la santé publique.  

On a senti, au départ, que le maire souhaitait éviter la panique. On a d’abord annoncé, vendredi, qu’on maintenait ouverts les arénas, les bibliothèques, les piscines et les centres communautaires.   

Dès le lendemain après-midi, on fermait tout, en réponse à la déclaration d’urgence sanitaire formulée par le gouvernement du Québec. Hier, le maire appelait à la solidarité et au respect des consignes gouvernementales, mais surtout il a commencé à parler d’avenir.   

Réfléchir à des solutions   

On s’en doute, et il y a de quoi trembler à y songer, mais les conséquences de cette pandémie seront majeures pour l’économie. Le maire a évoqué les conséquences à prévoir sur l’industrie touristique, la culture, le développement économique et bien entendu les finances de la Ville. Il y aura un coût énorme à toutes ces pertes qui s’annoncent, et aux programmes d’aide à venir.  

M. Labeaume a indiqué que non seulement on anticipait ces conséquences, mais qu’on était à pied d’œuvre pour tenter de trouver des solutions. Quant aux dossiers gérés par la Ville, tout progresse comme prévu, a-t-il assuré. Il le faut si l’on veut minimiser les impacts. Dans le cas du tramway, par exemple, 90 % des réponses ont été transmises au ministère de l’Environnement.   

Le gouvernement du Québec a d’ailleurs fait savoir qu’il mettrait la priorité sur l’avancement de projets d’infrastructures afin de pallier le ralentissement économique. Ce genre de mesures positives – et encourageantes – éviteront peut-être le pire. Et nous rappellent que la vie, un jour qu’on n’espère pas trop éloigné, reprendra enfin son cours normalement.