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Justin Trudeau doit partir

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AFP La fragilité de Trudeau l’empêche de gérer cette crise.

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Le premier ministre du Canada devait s’adresser aux Canadiens hier à 13 h. Il s’est fait attendre exactement 39 minutes. Depuis le début de la crise du coronavirus, Justin Trudeau a été incapable d’agir à temps. Son retard d’hier est à l’image de sa manière d’exercer le pouvoir. 

Par effet de miroir, François Legault est devenu le vrai leader politique au Canada. Il gère avec intelligence l’évolution de la situation au quotidien. Il demeure à l’écoute des scientifiques, dont le magnifique Horacio Arruda, le directeur national de la santé publique, et il démontre sa capacité à prendre le risque d’en faire trop. C’est lui qui a amené les Québécois à accepter des mesures draconiennes afin de prévenir la dégradation de la situation jusqu’à la catastrophe vécue en Europe, en Chine et en Iran. 

Depuis le début, Justin Trudeau vit en suspension. Pire, il ne semble pas comprendre la gravité des secousses telluriques qui font planer sur les terriens ces courants morbides. Non seulement Justin Trudeau n’est pas l’homme de la situation, mais son impuissance à agir nous oblige à nous interroger sur son état personnel. 

Impassible 

Hier, il s’est adressé aux médias en débitant un texte rédigé à l’évidence par d’autres dans une langue dépouillée de toute connotation affective et impossible à décrypter. Il a annoncé la fermeture des frontières aux étrangers, ce à quoi il s’était refusé quelques jours avant. 

Ses années fastes en politique sont terminées. Le décor dans lequel il s’est déployé n’existe plus. Ses costumes, voire ses déguisements, de même que sa séduction juvénile n’ont plus la cote. Sa politique faite d’apparence, d’émotivité et de charme rejoué s’est caricaturée elle-même. 

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Devant cette pandémie terrifiante, sa fragilité ne fait pas le poids. Justin Trudeau ne possède pas les qualités que sont la vision pénétrante, l’autorité, le sens du tragique, la force tranquille et l’assurance de soi nécessaire dans l’exercice ultime du pouvoir. 

Justin Trudeau est une comète, séduisante certes, mais c’est d’un dirigeant, les pieds fixés dans l’acier, que le Canada a besoin dans le malheur qui s’abat sur lui. 

Action 

Ce n’est pas avec des discussions diplomatiques, avec des sourires et des clins d’œil que nous allons passer à travers cette guerre sanitaire où l’ennemi est invisible. Il faut de l’action. De combien de temps Justin Trudeau a-t-il besoin pour mettre le pays à l’abri du coronavirus qui s’installe définitivement aux États-Unis avec qui nous partageons une frontière toujours ouverte ? 

Justin Trudeau devrait quitter son poste. Il est évident que c’est un homme qui aimait diriger un pays où tout allait bien, aux voies ensoleillées, comme il disait. 

C’est dans les périodes tragiques que se révèlent les grands personnages politiques qui écrivent l’Histoire. Depuis qu’il s’est retrouvé à la tête d’un gouvernement minoritaire, le premier ministre semble perdu, en distance des événements comme pendant la crise autochtone et aujourd’hui face à cette pandémie. On le découvre presque déprimé, récitant sa leçon sans conviction. Décidément, le maître des apparences croule sous le poids de la dure réalité politique.