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Règles sanitaires: au moins 100 ouvriers du REM refusent de travailler

La distance d’un mètre entre les travailleurs n’est pas respectée, il n’y a pas de savon et les toilettes sont insalubres

Coronavirus - Covid-19
Photo courtoisie Sur un chantier du REM sur la Rive-Sud, mardi, des travailleurs étaient entassés dans une roulotte, contrairement aux recommandations du gouvernement Legault.

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QUÉBEC | Au moins une centaine d’ouvriers ont refusé mardi de travailler sur le chantier du REM en raison de la trop grande promiscuité entre les employés. Les syndicats de l’industrie de la construction demandent que les règles sanitaires soient respectées sur les chantiers. 

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Des mesures drastiques ont été annoncées pour freiner la propagation du coronavirus. Le premier ministre François Legault a demandé de se tenir à une distance minimale d’un mètre de ses voisins dans les lieux publics et de travail.   

Mais cette exigence ne semble pas être respectée sur tous les chantiers de construction. C’est ce qui a poussé des ouvriers inquiets à refuser de travailler sur le chantier du projet de métro léger, qui compte au total environ 900 travailleurs.   

Autobus bondés  

Selon les syndicats de la construction, quelque 300 ouvriers auraient exercé un droit de refus de travail.    

D’après l’entrepreneur, ce serait plutôt environ 120 travailleurs. Sept secteurs du projet de construction auraient été touchés.   

Selon les salariés, les autobus qui transportaient les travailleurs étaient bondés, il y avait des toilettes insalubres, les employés n’avaient pas accès à du savon.    

Sans parler des roulottes de chantier, conçues pour 20 employés. Dans certains cas, 35 employés devaient s’y entasser.   

Un inspecteur de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail a été demandé sur les lieux pour analyser la situation.   

Appelé à commenter, le consortium chargé de la construction du Réseau express métropolitain (REM), NouvLR, a énuméré les mesures mises en place.    

La porte-parole Véronique Richard a signalé que la fréquence du nettoyage des toilettes et des roulottes a été augmentée, que des lingettes désinfectantes étaient distribuées et qu’une commande avait été passée pour l’ajout de roulottes.    

«NouvLR prend la situation de la COVID-19 très au sérieux», a-t-elle insisté.    

Un appel à Legault  

Les syndicats demandent au gouvernement Legault d’assurer la sécurité des travailleurs.    

«[Il faut] que toutes les mesures d’hygiène et les recommandations de Québec soient prises au sérieux dans notre industrie», lance le président du Conseil provincial des métiers (International), Michel Trépanier.    

Selon lui, les chantiers de construction ne sont pas sécuritaires à 100 %, comme l’a assuré lundi le premier ministre. 

Un constat que partage le directeur général de la FTQ-Construction, Éric Boisjoly.    

«On a fermé les cabanes à sucre à cause de la proximité des gens lors des repas, mais dans les installations de repos et de repas [sur les chantiers], nos travailleurs, il y a une proximité», a plaidé M. Boisjoly.   

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