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Transports: des emplois essentiels, mais pas de services de garde offerts

GEN-AUTOBUS-STM
Joël Lemay / Agence QMI

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Qu’il s’agisse des agents de bord, des chauffeurs d’autobus ou des camionneurs transportant des marchandises de première nécessité, aucun employé du secteur des transports n’a droit au service de garde d’urgence, alors que le gouvernement les exhorte à continuer de travailler.

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Plusieurs chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM) et des camionneurs se disent frustrés de ne pas faire partie des travailleurs qui bénéficient du service de garde d’urgence mis en place par le gouvernement Legault.

Le service en question offre depuis lundi l’accès aux centres de la petite enfance, aux garderies privées et en milieu familial aux parents à l’emploi d’un établissement de santé, des services sociaux, ainsi que les policiers, les pompiers, etc.

«On nous demande de travailler, car le service qu’on offre est jugé essentiel, mais on n’a pas l’aide qui vient avec», a déploré un employé de la STM, sous le couvert de l’anonymat.

Sur le site du gouvernement du Québec, on indique que le transport en commun demeure accessible à la population, car il s’agit d’un service essentiel.

Bien consciente de la situation, l’administration de la STM a affirmé par courriel avoir amorcé des discussions avec les autorités gouvernementales pour que les services de garde soient offerts à ses employés.

Daniel Beaulieu, camionneur et fondateur de la page Facebook «L’heure juste du camionneur», s'est dit aussi outré que les personnes qui transportent les biens essentiels ne soient pas sur la liste des métiers pouvant bénéficier des services de garde.

Le Syndicat des agents de bord d'Air Transat a aussi fait parvenir un communiqué demandant aux deux paliers de gouvernement d'offrir des conditions de travail adéquates à ses membres, incluant l'accès à des services de garde ainsi qu'un approvisionnement suffisant en produits désinfectants dans les avions.

«Nous faisons partie des salarié qui offrent des services essentiels. Nos membres sont aux premières lignes de cette crise mondiale», a affirmé la présidente du syndicat, Julie Roberts.

Réponse du gouvernement

Au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, la responsable des communications, Esther Chouinard, a indiqué que des vérifications seront faites et que la liste des métiers essentiels pourrait «potentiellement être modifiée» pour ajouter certains employés du secteur des transports.

Des mises à jour ont déjà eu lieu au cours des derniers jours et d’autres pourraient être faites prochainement. «Restez à l’affût», a fait savoir Mme Chouinard.

Pour consulter la liste des métiers pouvant bénéficier du service de garde d’urgence, cliquez ici.   

Pas d’isolement obligatoire 

Les personnes oeuvrant dans le milieu des transports (routier, aérien et naval) n’ont pas à se soumettre à un isolement obligatoire, même ceux venant de l’étranger, à moins qu’elles présentent des symptômes de la COVID-19. Cette consigne a été annoncée, le 13 mars, par le ministère des Transports du Québec et elle était encore en vigueur au moment d’écrire ces lignes.

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