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Coronavirus: Pourrait-il y avoir des opposants à son futur vaccin?

Photo prise durant des recherches en vaccination à l'Institut international des vaccins de Séoul, en Corée du Sud.
AFP Photo prise durant des recherches en vaccination à l'Institut international des vaccins de Séoul, en Corée du Sud.

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Alors qu’un premier essai clinique de vaccin préventif a eu lieu aux États-Unis en début de semaine et que des chercheurs du monde entier planchent sur un traitement contre le coronavirus, certains groupes anti-vaccins pourraient s’y opposer activement.

En entretien mercredi avec Benoit Dutrizac à QUB radio, Laurence Monnais, historienne de la santé, autrice et directrice de la Faculté des arts et des sciences et du Centre d’études asiatiques à l’Université de Montréal a rappelé les risques des mouvements anti-vaccins.

«Les groupes anti-vaccins sont anti-vaccins, donc même si le vaccin n’existe pas encore ils vont essayer de mettre en garde la majorité de la population contre leur usage», a-t-elle expliqué.

Écoutez l'entrevue complète ici: 

Soutenant qu’il s’agit seulement d’une infime partie de la population qui refuse toute vaccination, Mme Monnais affirme que la majorité des sceptiques entrevoient plutôt une toxicité vaccinale. Ce concept repose sur le fait qu’un vaccin contiendrait des éléments chimiques qui sont toxiques pour l’humain.

«Pour certains anti-vaccins, ils ne croient pas qu’un vaccin peut fonctionner. Certains vont même aller jusqu’à dire que les micro-organismes pathogènes et virus n’existent pas», a aussi mentionné l’historienne de la santé.

Nourris par les propos du gastro-entérologue britannique Andrew Wakefield, qui avait publié il y a 20 ans une étude démontrant un lien entre la rougeole et l’autisme chez les enfants, les groupes anti-vaccins peinent souvent à croire qu’il s’agit d’une des plus grandes fraudes scientifiques de l’histoire.

La position des groupes anti-vaccins n’est en rien basée sur des faits scientifiques, a rappelé Mme Monnais et la population doit ainsi rester prudente quant aux fausses informations qui pourraient circuler sur le sujet.

L’industrie pharmaceutique veut-elle vendre un produit?

Par ailleurs, Laurence Monnais estime qu’il ne faut pas accuser l’industrie pharmaceutique de vouloir faire de l’argent sur le dos de la population lorsqu’il est question de vaccination.

«Les vaccins sont des produits qui demandent beaucoup d’investissements en recherche et développement et qui, au final, ne rapportent pas tant que ça», a-t-elle relaté.

Si elle assure que les Québécois sont de manière générale provaccination, Mme Monnais croit que l’on doit continuer de faire connaître ses bienfaits, afin de briser des mythes qui persistent depuis l’épidémie de rougeole de 1989.

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