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COVID-19: des boîtes de survie pour les aînés en solidarité

(PHOTO COURTOISIE) 
Kathy Montreuil, propriétaire de Patates
Courtoisie Kathy Montreuil, propriétaire de Patates Plus, en compagnie de l’un de ses livreurs, Stéphane Perron qui a accepté comme plusieurs collègues de faire de la livraison de repas à domicile pour les personnes âgées les plus vulnérables.

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Des restaurateurs de Québec se sont portés volontaires pour préparer et livrer des boîtes de survie destinées aux personnes âgées les plus vulnérables qui sont confinées à leur domicile. 

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L’organisme Popote et Multi-Services n’est plus en mesure d’assurer la livraison des repas depuis que ses bénévoles, dont la majorité ont plus de 70 ans, se sont placés en isolement préventif. 

En attendant que l’organisme restructure son réseau de distribution, le restaurant Patates Plus de Val-Bélair s’est proposé de faire la livraison de boîtes de survie afin que personne ne soit abandonné à son sort. 

D’autres, comme Le Croque délice du boulevard Bastien participe aussi à cet élan de solidarité en préparant des boîtes spéciales pour que les personnes âgées puissent se nourrir pendant quelques jours, avant le prochain réapprovisionnement. 

«On ne veut vraiment pas que ces personnes se retrouvent sans rien à manger. Elles ont besoin de ce service. On va participer pour aider notre communauté», a fait part Kathy Montreuil, propriétaire de Patates Plus. 

Le restaurant a préparé des boîtes de survie qui comprennent de la soupe aux légumes, un pâté à la viande, de la purée de pomme de terre et du spaghetti. 

«Le but, c’est que personne ne manque de rien. Quand bien même que ça m’occasionnerait des coûts supplémentaires, c’est pas mal le dernier de mes soucis. On est capables de s’entraider. En temps de crise, il faut se serrer les coudes», a ajouté Mme Montreuil.    

Service régulier  

En temps normal, l’organisme livre 225 repas par semaine à environ 80 personnes qui paient 7$ pour obtenir ce service. Toutefois, dans le contexte actuel, Popote et Multi-Services n’est pas en mesure de desservir l’ensemble de sa clientèle. 

«Chaque bénéficiaire a été contacté pour être informé de la situation. Pour ceux qui sont mal pris, on fait préparer des boîtes de dépannage», a expliqué Marlène Gagnon, directrice de Popote et Multi-Services. 

Mardi, environ 25 personnes âgées ont reçu des boîtes contenant de la nourriture pour au moins deux jours. La situation est réévaluée chaque jour.  

«Tous mes fournisseurs sont prêts à continuer à préparer les repas, mais je n’ai pas de bénévoles pour les livrer», a ajouté Mme Gagnon. 

Réseaux sociaux  

Sur les réseaux sociaux de plus en plus de personnes se proposent pour rendre service. C’est le cas notamment de Camille Paradis, 21 ans, étudiante en psychologie à l’Université Laval, qui a publié un message sur Facebook partagé plusieurs fois pour offrir son aide bénévolement aux personnes âgées pour aller faire leurs courses. 

«Mes parents travaillent tous les deux dans le milieu de la santé. On est sensibilisé à ça. Présentement, je n’ai pas de travail vu que c’est fermé pour deux semaines, alors si je peux aider», propose la jeune femme. 

Des groupes comme Limoilou au temps du coronavirus ont aussi été créés pour favoriser l’entraide. 

Soutenir l’économie locale 

L’entraide se mesure aussi dans le milieu des affaires où un mouvement est né pour encourager l’économie locale en ces temps difficiles. L’un des instigateurs, Patrice Plante, alias Monsieur Cocktail, a par exemple décidé de faire tirer deux ateliers de mixologie pour douze personnes parmi ceux qui lui auront fourni une preuve d’achat local, sur sa page Facebook. L’un des gagnants devra travailler dans le milieu de la santé, dont les membres sont « les véritables héros dans cette histoire » selon lui. 

D’autres entrepreneurs l’ont imité, notamment la sommelière Jessica Harnois.  

« Si on peut juste injecter un petit peu de sous dans l’économie locale, on sera tous gagnants », insiste M. Plante. Acheter un chèque cadeau au resto ou au commerce du coin, ne pas se faire rembourser un billet pour un événement annulé, favoriser les produits locaux dans les épiceries et en ligne : tous les moyens sont bons pour aider les petites et moyennes entreprises, dont plusieurs sont entrées en mode survie depuis le début de la crise du coronavirus, dit-il. 

-Avec la collaboration de Dominique Lelièvre 

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