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Des chercheurs québécois veulent écourter le dépistage de la COVID-19

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Une équipe de recherche québécoise va tester un appareil qui pourrait écourter le délai de réponse au test de dépistage de la COVID-19.

«En quelques minutes, l’instrument pourrait indiquer si l’échantillon contient les anticorps du coronavirus, une opération qui prend actuellement plusieurs heures», a indiqué jeudi Jean-François Masson, professeur au Département de chimie de l’Université de Montréal et spécialiste de l’instrumentation biomédicale.

Les recherches en cours serviront surtout dans le futur étant donné qu’elles vont s’étirer dans le temps et que les résultats risquent d’arriver après la fin de l'actuelle pandémie.

«Je crois que, dans le meilleur des cas, on aura un dispositif fiable d’ici un an, pour une prochaine vague de l’épidémie s’il y a lieu», a précisé M. Masson.

Ce sont les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) qui ont autorisé l’équipe de scientifiques à procéder à ces tests, en leur accordant des fonds spéciaux de 1 million $ sur deux ans.

Même si les laboratoires de l’Université de Montréal sont fermés, les chercheurs ont pu obtenir une autorisation spéciale de poursuivre leurs travaux, en s’imposant toutefois des règles de distanciation.

L’équipe comprend aussi Joelle Pelletier du même département que M. Masson et est dirigée par Denis Boudreau, professeur de chimie à l’Université Laval, à Québec. Qing Huang, une spécialiste chinoise qui a œuvré à la détection du virus Ebola contribue aussi à ces travaux, de même qu’une dizaine d’étudiants et de chercheurs postdoctoraux.

Les chercheurs sont d’avis que leur prototype donnera les résultats escomptés. Ils affirment avoir obtenu des résultats concluants après avoir travaillé sur un «prototype capable de détecter les réactions allergiques à un médicament contre la leucémie».

La technologie développée par l’équipe de scientifiques pourrait aussi permettre de déterminer l’immunité des gens à l’égard du virus. «On peut penser à un membre du personnel de la santé qui veut savoir s’il est immunisé», a indiqué M. Masson.

Le fédéral soutient la recherche

Cette nouvelle annoncée jeudi survient alors que le gouvernement fédéral a annoncé le financement de 49 nouveaux projets de recherche sur la COVID-19. Ceux-ci s’ajoutent aux 47 projets de recherche rendus publics le 6 mars dernier, le fédéral ayant décidé d’injecter 275 millions $ dans la recherche pour barrer la route au nouveau coronavirus.

Parmi tous ces projets de recherche financés par Ottawa, on apprenait jeudi qu’une équipe pluridisciplinaire de l’Université Western, en Ontario, travaille sur le développement d’un vaccin contre la COVID-19.

Par ailleurs, des chercheurs de l’Université d’Ottawa ont indiqué qu’ils ont «un plan en trois étapes pour trouver les vulnérabilités du virus, les associer à un médicament, puis tester leurs candidats in vivo».

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