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Gardez confiance, dit Duclos

Jean-Yves Duclos
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés Jean-Yves Duclos agit comme vice-président du comité ministériel responsable de coordonner la réponse gouvernementale à la pandémie de la COVID-19.

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Le pire ennemi dans cette lutte au coronavirus serait de perdre confiance, estime le ministre Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor fédéral, pour qui le Canada se relèvera de la crise beaucoup plus facilement que bien d’autres pays.

Le député de Québec ne possède pas de boule de cristal qui lui permettrait de savoir combien de temps va durer la crise. Il se dit toutefois confiant que le Canada est en meilleure posture que bien d’autres pays du G7 pour s’en relever, bien que les prochains mois seront très difficiles.

C’est d’ailleurs le principal conseil qu’il souhaite donner aux Canadiens. « Ayez confiance », lance à l’autre bout du fil ce professeur, chercheur et économiste de renom, dont les compétences ont été mises à profit dans l’élaboration des mesures de 82 milliards de dollars annoncées hier par Ottawa. 

« C’est un moment historique, et ça prend des mesures historiques », dit-il, ajoutant que jamais dans son expérience d’économiste et de chercheur à l’université il n’aurait pu envisager la situation actuelle de pandémie.

Des secteurs seront affectés par la crise, et il faudra remonter la pente. Mais la situation de départ, où l’économie du Canada s’avérait l’une des meilleures, pourra être rattrapée assez rapidement, selon lui.

Dette et économie

L’endettement du Canada, qui s’est accru ces dernières années, n’inquiète pas celui qui dirige le programme de gestion du gouvernement fédéral. M. Duclos fait valoir que le Canada détient la meilleure cote de crédit dans le monde, et que sa dette, par rapport à l’économie, se situe bien en dessous d’autres pays du G7. 

Il mentionne les institutions financières très solides et les capacités d’intervention et mécanismes considérables dont dispose Ottawa pour stabiliser l’économie. Il évoque notamment la Banque du Canada et la SCHL. 

Quant aux mesures annoncées hier, elles ne constituent qu’une première phase de mesures économiques d’urgence « pour s’assurer que tout le monde puisse prendre soin de sa santé et de celle de ses proches, tout en ayant de l’argent pour payer les factures ». 

Une deuxième phase suivra, une fois que l’enjeu de santé et de sécurité deviendra moins important. « On pourra alors mieux évaluer l’impact économique de la crise », fait-il valoir. 

Il défend son gouvernement

M. Duclos défend son gouvernement d’avoir manqué de leadership dans sa gestion de la crise. Les gouvernements ont différentes responsabilités, et les plus visibles, les plus près des préoccupations citoyennes peut-être, échouent aux provinces. Mais le fédéral fait son travail de façon efficace, dit-il, en envoyant des fonds rapidement et en travaillant à l’échelle nationale et internationale. 

M. Duclos souligne que beaucoup d’espoir repose sur la recherche pour un vaccin. Il n’est pas peu fier de savoir que la seule compagnie canadienne capable de développer le tout rapidement, Medicago, se trouve à Québec.