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COVID-19: La «très grande majorité» des étudiants de l’Université Laval devraient diplômer sans retard

L’établissement poursuivra ses cours 100% en ligne d’ici la fin de la session

La rectrice de l'Université Laval, Sophie D'Amours
Photo Jérémy Bernier La rectrice de l'Université Laval, Sophie D'Amours

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La «très grande majorité» des étudiants qui s’apprêtent à terminer leurs études à l’Université Laval devrait pouvoir diplômer comme prévu à la fin de la session, affirme la rectrice, Sophie D’Amours.  

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Pour l’instant, il n’y a pas de retard de diplomation à prévoir dans la majorité des cas puisque l’Université Laval travaille à offrir 100% de ses cours en ligne d’ici le 30 mars, un véritable «exploit», selon Mme D’Amours.      

Ainsi, les futurs diplômés pourront «prendre la relève» d’employés des réseaux de la santé et de l’éducation en ces temps de crise, a-t-elle précisé.       

Des délais de diplomation pourraient toutefois survenir dans le cas de formations plus pointues, qui pourraient exiger un report de la fin de session, a toutefois indiqué la rectrice, qui a indiqué ne pas avoir encore de réponses à toutes les questions.      

L’Université Laval a déjà une longueur d’avance en matière d’enseignement à distance puisqu’elle est l’établissement universitaire qui offre le plus de cours en ligne au Canada. Avant la crise, 27% de sa formation était déjà offerte en ligne.      

Selon Mme D’Amours, il n’y a que «très peu de cours» qui ne pourront pas être «revisités à distance».      

Une entente a été conclue avec les syndicats des professeurs et des chargés de cours à ce chapitre.      

Abandon sans échec  

L’Université Laval a par ailleurs indiqué qu’elle repousse la date d’abandon de cours sans mention d’échec, une mesure mise sur pied notamment pour des étudiants parents qui n’arriveraient pas à concilier leur nouvelle réalité familiale avec la poursuite de leurs études.      

Il ne sera toutefois pas possible de se faire rembourser les droits de scolarité puisque les cours seront bel et bien offerts, a précisé la rectrice.      

Résidences étudiantes  

Les étudiants qui habitent dans les résidences étudiantes qui veulent résilier leur bail peuvent aussi le faire sans pénalité.       

Les mesures de désinfection ont été accrues, mais l’établissement ne prévoit pas, pour l’instant, fermer ses résidences, dont le taux d’occupation a chuté sous les 50%, afin d’éviter que des étudiants se retrouvent sans logement.      

Fonds d’urgence  

Un fonds d’urgence, pour obtenir de l’aide financière «de dernier recours» est par ailleurs créé en collaboration avec la fondation de l’Université Laval.     

Ailleurs dans le réseau universitaire  

Dans les autres universités québécoises, la situation est plutôt à géométrie variable. D’autres établissements ont aussi entrepris le virage en ligne, comme à HEC Montréal et à l’Université Concordia.    

«Mais ce n’est pas la norme», précise Jean Portugais, président de la Fédération québécoise des professeurs d’université.   

Ce dernier souhaite que les établissements évitent les «solutions mur à mur» afin que les professeurs ne soient pas forcés de faire de l’enseignement à distance.    

Plusieurs doivent aussi s’occuper de jeunes enfants à la maison, souligne-t-il.    

Dissension des profs sur les cours en ligne  

Le syndicat des professeurs de l’Université Laval s’oppose à la conversion de tous les cours en formule à distance au cours des prochaines semaines.  

«Nous n’avons jamais été d’accord avec ce principe», a affirmé au Journal son président, John Kingma.  

«On est là pour trouver tous les moyens possibles pour aider les étudiants à finir leur session. Cependant, on n’est pas du tout d’accord avec le fait que tout devrait être fait en ligne. Il y a d’autres modalités qui pourraient être prises», a-t-il ajouté.  

La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, a fait le point, jeudi, sur la transition amorcée des cours en classe vers une formule en ligne. L’objectif de l’établissement est d’offrir un maximum de cours à distance à partir du 30 mars, a-t-elle indiqué.  

Il n’y aura que «très peu» de cours qui ne pourront être adaptés selon cette formule, a précisé la rectrice.  

Mais les professeurs ne sont pas tous d’accord avec cette orientation, au contraire, précise M. Kingma.  

Une entente est bel et bien intervenue entre la direction, le syndicat des professeurs et le syndicat des chargés de cours, mais M. Kingma affirme que «le mauvais message a été véhiculé» concernant les cours à distance.  

«Tout n’est pas transférable en ligne, dans un délai rapide. On a beaucoup de professeurs inquiets», ajoute-t-il, tout en précisant que le syndicat veut travailler «dans un esprit de collaboration».  

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