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COVID-19: La justice se transforme

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Depuis vendredi, quelque 200 juristes à travers le Québec peuvent être joints au téléphone dans le but de répondre aux citoyens qui se questionnent sur leurs droits et obligations dans le contexte de la pandémie actuelle. 

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Questionnement lié à la perte d’emploi, au remboursement de l’hypothèque, au paiement du loyer ou encore à celui de la voiture. 

Toutes ces interrogations pourront trouver réponse grâce à la ligne sans frais mise sur pied par le ministère de la Justice. 

« Il m’apparaissait fondamental de mandater la Commission des services juridiques pour que les avocats du réseau d'aide juridique puissent offrir des consultations gratuites à la population et, ainsi, contribuer à préserver leurs droits», a fait savoir par voie de communiqué la ministre de la Justice et procureure générale du Québec Sonia LeBel. 

Du lundi au vendredi, de 8h30 à 16h30, les juristes qui ont accepté de répondre aux questions de leurs concitoyens pourront être joints en composant le 1- 866-699-9729. 

« Nous avons lancé un appel à tous auprès des membres du Barreau et ce sont des centaines et des centaines d’avocats qui ont répondu à ce mouvement d’entraide», a fièrement fait savoir Hélène Bisson, directrice des communications au Barreau du Québec. 

Vitesse grand V 

En droit criminel, les façons de faire évoluent aussi à grande vitesse en lien avec la pandémie qui nous touche actuellement. 

 « Présentement, beaucoup d'audiences se déroulent par visioconférence ou par liens téléphoniques, et nous travaillons actuellement avec le réseau de la santé pour permettre l'utilisation de la visioconférence entre certains établissements de santé et les palais de justice», a précisé Paul-Jean Charest, relationniste au ministère de la Justice. 

Vendredi, à Québec, à la suite de l’arrestation par le service de police de la Ville de Québec de Blake Charbonneau, un présumé proxénète, la poursuivante a rencontré la présumée victime via Facetime, une chose qui ne se faisait pas il y a une semaine. 

« Ceci démontre bien qu’on prend tous les moyens possibles pour maintenir le lien et les services auprès de la population», a mentionné Jean-Pascal Boucher, porte-parole au Directeur des poursuites criminelles et pénales, en précisant que la population pouvait continuer de joindre les procureurs par téléphone ou encore par courriel. 

« Il est important que les gens comprennent que malgré la situation, il n’y a pas de rupture de service», a-t-il ajouté.