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COVID-19: Des règles strictes pour les funérailles des victimes

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Pour éviter la propagation du virus, les victimes de la COVID-19 ne pourront être embaumées et leurs proches ne pourront toucher leur dépouille. De plus, elles devront être exposées un maximum de trois heures.   

Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, a fait parvenir ses directives aux directeurs de services funéraires jeudi, au lendemain d’un premier décès causé par le coronavirus au Québec.   

Par mesure de sécurité, les proches devront s’attendre à des funérailles modestes. Dans un premier temps, les corps ne pourront être embaumés, pour éviter la manipulation par les thanatologues, qui doivent alors retirer le sang du corps.  

Cette absence d’embaumement obligera les salons funéraires à exposer les dépouilles un maximum de trois heures sur une période de 48 heures après le décès, explique le ministère de la Santé. Les contacts directs avec le corps seront interdits.  

Au-delà de 48 heures après le décès, l’exposition devra se faire à cercueil fermé.   

Maladies infectieuses  

Du côté des embaumeurs, on ne s’inquiète pas de devoir traiter les cas de personnes décédées de la COVID-19. «On est déjà familiers avec les mesures de protection lorsqu’il s’agit de dépouilles avec une maladie infectieuse», explique la directrice générale de la Corporation des thanatologues du Québec, Annie St-Pierre.  

En effet, d’autres virus importants, comme le choléra ou le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, requièrent déjà que ses membres suivent les directives de la santé publique avant de prendre possession du corps.  

Limiter les visiteurs  

De façon plus générale, le ministère de la Santé rappelle que les salons funéraires devront «limiter le nombre de visiteurs en fonction des recommandations en vigueur» pendant cette période de crise sanitaire.  

«Les personnes arrivant de voyage, symptomatiques ou en contacts étroits avec un porteur ou un malade ne pourront y assister, écrit la porte-parole du ministère. On demande la distanciation sociale à l’intérieur des espaces communs.»  

La Coopérative funéraire du Grand Montréal a d’ailleurs recommandé «fortement» jeudi de reporter les funérailles à une date ultérieure. Dans les cas où la famille insisterait pour tenir l’événement, un maximum de 20 personnes sera accueilli en même temps dans la salle de recueillement et il sera impossible de tenir une réception.  

«[...] afin d’éviter tout contact physique, nous demandons aux familles éprouvées de remplacer les poignées de mains, les accolades et les bises par un simple hochement de la tête, avec la main sur le cœur», écrit la corporation.