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COVID-19: importante baisse d’achalandage pour les compagnies de taxi

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L’industrie du taxi au Québec est fortement touchée par la crise alors que certaines compagnies estiment jusqu’à 75% leur baisse d’achalandage.  

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«C’est très au ralenti, et on estime une diminution d’environ 75% de notre clientèle», estime la directrice générale de Taxi Laurier, à Québec, Elizabeth Hamel.  

«On peut facilement dire que ç’a diminué du deux tiers», corrobore le propriétaire de Taxi Élite de Trois-Rivières, Jacques Demontigny.  

Le Journal s’est entretenu avec sept compagnies de taxi de la province, et toutes affirment connaître des moments très difficiles en cette première semaine d’isolement volontaire suggérée par le gouvernement du Québec.  

Certains chauffeurs ont d’ailleurs préféré prendre quelques journées à leurs frais afin d’éviter d’être en contact avec des clients qui pourraient être porteurs du virus, comme ceux qui reviennent des aéroports ou des hôpitaux.  

«Il y a de la peur, de la panique, et la situation est très grave», peste Yanick, l’un des actionnaires de Taxi du Grand Montréal, qui a préféré ne pas dévoiler son nom de famille.  

«On est un service essentiel, et les prochaines semaines seront difficiles», tranche le directeur et porte-parole de Taxi Coop-5191 à Québec, Luc Selesse. Il soutient avoir amené une femme à l’hôpital la semaine dernière afin qu’elle reçoive une chirurgie.  

Aide gouvernementale  

Comme plusieurs commerces de la province, certaines compagnies de taxi ont décidé de rouler à effectif réduit étant donné la diminution d’achalandage.  

«Les chauffeurs de taxi sont des travailleurs autonomes, et cette situation nous inquiète, car on ne croit pas que ça va se régler rapidement», soupçonne le vice-président de Co-op Taxi Laval, Georges Tannous, qui occupe aussi ce poste au sein de l’Association des taxis des régions du Québec.  

Ce dernier a fait savoir qu’il avait envoyé un courriel en début de semaine au ministre des Transports afin que les chauffeurs de taxi reçoivent de l’aide financière.  

«J’ai eu, quelques heures plus tard, une réponse d’une personne de son cabinet qui disait qu’ils allaient y réfléchir et qu’ils allaient nous revenir rapidement», explique M. Tannous  

«C’est quand même positif puisque la porte n’est pas fermée ni ouverte», ajoute-t-il.  

Désinfecter  

Certaines compagnies de taxis ont réussi à mettre la main sur des produits désinfectants qu’ils ont pu fournir à leurs employés, tandis que d’autres leur ont demandé d’en fournir eux-mêmes.  

La compagnie Taxis-Unis, à Chicoutimi, a quant à elle signé une entente avec une entreprise locale afin de faire nettoyer ses véhicules tous les jours, ou presque.  

Les dirigeants ont demandé à leurs chauffeurs de nettoyer les sièges, les ceintures de sécurité et les machines Interac de façon régulière.  

«On demande aux clients de nous respecter en s’assoyant à l’arrière et de se servir de Paypass de manière à éviter de toucher à la machine», souligne M. Selesse.  

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