/sports/opinion/columnists
Navigation

Films de sport et long week-end

Film Maurice Richard
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

La vie continue. Sauf qu’il n’y a plus de sport. Plus de grandes bouffes en bandes joyeuses. Plus de concert. Plus de La Voix.

Mais la vie continue. Heureusement, la maison est grande. Et mon bureau est confortable. Parce que je suis un modèle de confinement responsable. Pas mis les pieds dehors, à part la petite marche dans le bois menant au Mont-Gabriel, depuis huit jours. Depuis que Big Frank l’a demandé. 

Pour un gars qui s’est tapé sept ou huit tours du monde, qui trouvait que Kuala Lumpur et Pyeongchang étaient à côté et qui a traversé l’Amérique avec Lady Ju en se gelant les couilles (les miennes) en mai dernier sur son Harley, je considère que je suis exemplaire. La game va être dure, je vais suivre mon capitaine à Québec. L’autre à Ottawa, le matelot, j’en braille.

La vie continue et ce week-end, vous aurez peut-être envie de retrouver vos sports favoris dans des films ou des séries de télé. Avec les dix saisons de Lance et Compte, les Boys et les deux premières saisons de Scoop avec les histoires de boxe de Jimmy Fontaine joué par Deano Clavet, vous allez vaincre l’affreuse sensation de sevrage.

DE GRANDS FILMS

Mais du hockey, il y en a aussi dans plein de films. Et de la boxe, y a pas juste Rocky. On peut même triper avec Kid Galahad, Un direct au cœur, avec Elvis et Charles Bronson. Le gars chante pas mal pantoute (ouf !) et y est pas pire dans les scènes de boxe. On voit qu’il faisait du karaté. 

Patrick Roy, président des films Séville, confiné à la maison, que suggère-t-il pour le week-end et la semaine prochaine ?

« Dans les films québécois, mon coup de cœur est Maurice Richard. Je le regarde à chaque deux ans. Ce serait mon film pour le week-end. Mais il y a Histoires d’hiver de François Bouvier, avec Luc Guérin ; c’est un beau film. Un été sans point ni coup sûr de Francis Leclerc, Bon cop, bad cop qui se passe autour d’une histoire de hockey. Et Ça sent la Coupe avec Louis-Olivier Houde. On peut se distraire longtemps si on ajoute Peewee et Junior majeur mettant en vedette Jean-Charles Lajoie ».  

Le « mettant en vedette » est de moi, soyons honnête.

Patrick Roy assiste à cette guerre mondiale sans destruction avec une sorte de résignation. Que peut-on faire contre un virus à part ne pas l’attraper ?

« Je reste optimiste. Si on investit autant d’argent dans Tom Brady, j’aime l’idée que la vie va reprendre son cours. Et les gens vont avoir le goût de retourner ensemble au cinéma », dit-il.

400 FILMS DE HOCKEY

La palme d’or revient à l’historien Jean-Patrice Martel. Il pourrait tenir tête au coronavirus pendant des mois. « J’ai plein de films commerciaux qui traitent de hockey. Il y en a plus de 140 sur la photo. Mais j’en ai deux fois plus au moins qui ont des références au hockey. Ça va de Ronald Reagan dans un rôle d’arbitre de hockey dans Hell’s Kitchen et John Wayne dans Idol of Hell tourné en 1934 à Miracle on Ice ou Maurice Richard. En passant par Carbo dans un épisode de La Petite vie et le chef-d’œuvre des chefs-d’œuvre, Les Diamants de Chicoutimi, version officielle de The Mystery of the Million Hockey Puck », de raconter M. Martel.

Je me suis rappelé que Mario Lemieux m’avait présenté Michael Keaton, qui jouait Batman, pendant un match de la finale de la Coupe Stanley. Il était invité par Lemieux. C’est aussi à Pittsburgh, pendant le lock-out de 1994, qu’on a tourné Sudden Death, un film d’action avec Jean-Claude Van Damme. Il y a une scène en français avec Luc Robitaille dans son propre rôle. Les scènes de hockey sont excellentes. 

Mais Jean-Patrice Martel étant le passionné qu’il est, c’est sur le film Manhattan Melodrama mettant en vedette Clark Gable, qu’il s’est étendu le plus. Le réalisateur est allé tourner deux scènes au vieux Madison Square Garden pendant un match entre le Canadien et les Rangers. « Et c’est clair dans les deux séquences que Howie Morentz est deux fois plus rapide que les autres joueurs », dit-il.

ET LES FILMS DE BASKETBALL ?

 Et puis, il y a les jeunes qui tripent basketball. Simon René, réalisateur, cinéphile et journaliste, est fan absolu de basketball. Quel est LE film qu’il recommande ?

« Le film le plus beau, le plus émouvant, c’est Glory Road tourné par les studios Walt Disney. C’est l’histoire de Don Haskins qui en 1966 est confronté à une dure réalité. Pour s’en sortir, il prend sept jeunes Noirs pour former son équipe de basketball. En 1966, à El Paso au Texas. Les difficultés sont énormes, mais l’équipe atteint la finale de la NCAA. Avec un joueur blessé, il termine avec six Noirs qui disputent tout le match. Il y a une phrase qui raconte tout l’avenir du basket moderne quand quelqu’un lance dans le film que les Noirs pourraient devenir importants dans le basketball. Aujourd’hui, ils dominent le sport. C’est un beau film. Émouvant. », de raconter Simon René.

On pourrait conseiller aux amateurs de football la série Friday Night Lights ou Any Given Sunday avec Al Pacino. 

Aux amateurs de lutte, il y a le très bon film The Wrestler avec Mickey Rourke. Et pour la boxe, la série Septième round avec Sébastien Delorme. C’est l’histoire d’Alexandra Croft. Presque.

 Et si vous avez des suggestions, écrivez-moi à tremblay.rejean@yahoo.ca