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Gab Bouchard sera «toujours un romantique tristounet»

Gab Bouchard
Photo courtoisie, John Londono Gab Bouchard

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La dernière rupture amoureuse de Gab Bouchard lui a brisé le cœur, mais n’a pas freiné ses élans créatifs. Le jeune artiste du Lac-Saint-Jean s’est inspiré de son chagrin pour composer presque toutes les chansons de son premier album, judicieusement nommé Triste pareil.  

«Le bonheur se câlisse de moi», chante Bouchard dans L’hiver se meurt, le premier titre de son album. Dès le suivant, Roses, il en rajoute : «J’ai promis trop de roses, le bonheur s’est sauvé de moi», se désole-t-il à répétition.  

Ses mélodies ont beau être majoritairement entraînantes, les mots de Gab Bouchard sont ceux du gars qui tourne le fer dans sa plaie. «Je n’aurais pas pu parler d’autre chose. C’était ça que j’avais à dire. Peut-être que c’est un peu lourd pour certaines personnes, mais il ne faut pas le prendre de façon trop intense. Si je venais de gagner trois millions de dollars, je n’aurais probablement pas parlé de ça», dit-il au téléphone.  

N’empêche. «Je vais toujours être un romantique tristounet», reconnaît celui qui assure qu’il va très bien aujourd’hui.  

En équipe avec Langevin  

Fils de Pierre Bouchard, batteur de Gros Mené, Gab Bouchard a donc côtoyé en grandissant certains des musiciens jeannois les plus en vue de la scène musicale québécoise, dont Fred Fortin et Olivier Langevin, qui réalise Triste pareil, lancé à la fin de février.   

Avec un tel entourage, on pourrait croire qu’il était écrit dans le ciel que Bouchard devienne musicien. Or, ses parents n’ont pas déroulé le tapis rouge au pied de ses ambitions.  

«Ma famille me poussait plutôt à ne pas en faire. Mais même si elle n’était pas full d’accord, dans ma tête, c’était inévitable», affirme l’artiste de 21 ans, qui se dit prêt à vivre pauvrement pour poursuivre ses objectifs. «Je suis un tripeux. C’est sûr qu’à 35 ans, je vais être tanné de manger des toasts au beurre de peanuts et des ramens, mais je suis capable pour un bon bout encore.»