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[PHOTOS] COVID-19: Québec transformée en ville fantôme... ou presque

Les passants ont déserté les rues de la Vieille Capitale

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Alors que la Vieille Capitale avait revêtu ses plus beaux atours en ce premier samedi ensoleillé de printemps, les passants étaient beaucoup moins nombreux qu’à l’habitude sur les artères d’ordinaire très achalandées. 

Place Laurier, samedi le 21 mars, 2020.
Photo Didier Debusschère
Place Laurier, samedi le 21 mars, 2020.

Sur la rue Saint-Jean, l’avenue Cartier, aux Galeries de la Capitale ou à Laurier Québec, les quelques commerces encore ouverts survivent de peine et de misère à la crise de la COVID-19.   

Si elles sont plutôt difficiles à dénicher les samedis, les cases de stationnement des Galeries de la Capitale étaient presque toutes libres.
Photo Didier Debusschère
Si elles sont plutôt difficiles à dénicher les samedis, les cases de stationnement des Galeries de la Capitale étaient presque toutes libres.

« Ça risque de fermer d’ici une semaine, ce n’est qu’une question de temps. Les ventes diminuent de plus en plus, au même rythme que la fermeture des autres commerces autour », déplore Cynthia L’Ecuyer, gérante à la boutique de décoration d’intérieur Arteq, située sur la rue Saint-Jean. 

La place D’Youville avait des airs de place fantôme, elle aussi.
Photo Didier Debusschère
La place D’Youville avait des airs de place fantôme, elle aussi.

Même son de cloche au café-boulangerie Paillard, quelques mètres plus loin.  

« Habituellement, on est six ou sept employés sur le plancher. En ce moment, on est seulement deux, et ça suffit amplement parce qu’il n’y a quasiment plus personne qui vient », explique Fiona Rimbault, assistante-gérante du commerce.    

La rue du Petit-Champlain dans le Vieux-Québec, le samedi 21 mars 2020.
Photo Didier Debusschère
La rue du Petit-Champlain dans le Vieux-Québec, le samedi 21 mars 2020.

Les touristes disparus 

D’ailleurs, dans les rues du Vieux-Québec, d’ordinaire bondées de touristes venus de partout, on ne pouvait percevoir que l’accent québécois des quelques résidents du coin sortis prendre l’air. Même la terrasse Dufferin était pratiquement déserte. 

Rares sont les marcheurs à avoir arpenté la rue Sainte-Anne, dans le Vieux-Québec.
Photo Didier Debusschère
Rares sont les marcheurs à avoir arpenté la rue Sainte-Anne, dans le Vieux-Québec.

« J’habite le quartier depuis des années et je n’ai jamais vu aussi peu de monde. Il y a facilement 75 % moins de personnes que d’habitude dans les rues, ici. Habituellement, on se marche sur les pieds pour dépasser les autres », raconte une dame qui sortait de chez elle pour la première fois depuis mardi.  

Photo Didier Debusschère

Exception sur les plaines 

Dans les sentiers autour des plaines d’Abraham, l’achalandage était un peu plus soutenu.  

Cependant, même s’ils étaient nombreux à venir marcher à l’air libre, seule activité encore conseillée par le gouvernement Legault à l’extérieur de chez soi, chacun gardait bien ses distances avec ses voisins.