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Les longues heures risquées

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Au moment où j’écris ces lignes, ma conjointe effectue une période de garde de 24 heures à l’hôpital.

Parfois, les gens se disent surpris de savoir que des médecins travaillent pendant toute une journée, souvent sans même avoir le temps de dormir ne serait-ce qu’un instant dans leur minuscule chambre de garde.

Pour ma conjointe, mes deux jeunes enfants et moi, cela fait partie de notre réalité. Maman travaille fort, et environ une fois par semaine, elle doit demeurer toute la journée et toute la nuit à l’hôpital.

Mais aujourd’hui et pour les prochaines semaines, prochains mois, cette normalité cède le pas à l’inquiétude ambiante.

Vocation

Beaucoup de sucre a été cassé sur le dos des médecins au cours des dernières années. On les disait paresseux, trop à l’argent, exploiteurs du système. Parfois à raison, souvent à tort.

Mais pendant ce temps, on oubliait à quel point la très grande majorité de ces hommes et femmes sont animés par un sens de la vocation hors du commun. Nous le constatons aujourd’hui plus que jamais.

Je le dis pour les médecins, mais c’est évidemment aussi vrai pour les infirmières et les infirmiers ou pour les préposés aux bénéficiaires. Et tant d’autres.

Toutes ces personnes auront un rôle vital à jouer dans notre capacité à soigner notre population. Et elles le feront en augmentant considérablement le risque qu’eux-mêmes aient à combattre le satané virus.

C’est pourquoi nous devons les remercier et les encourager haut et fort. Oui, vous êtes de véritables anges gardiens.

Familles

Il faut aussi remercier les familles des travailleurs de la santé. Vous aussi, vous faites des sacrifices. Les longues heures sans vos proches, la crainte de les voir affectés, psychologiquement et physiquement. Vous participez à cet effort de guerre, au sacrifice de votre équilibre et de votre quiétude.

À vous tous, merci du fond du cœur.