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COVID-19: nos experts répondent à vos questions sur la pandémie de coronavirus

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Nous continuons de recevoir de nombreuses questions concernant la pandémie de COVID-19.

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Nous tenterons de répondre à vos questions au cours des prochains jours si vous nous faites parvenir un courriel à l’adresse coronavirus@quebecormedia.com.   

Voici quelques réponses de nos experts:   

Mes enfants sont en garde partagée dans deux régions différentes. Dans les circonstances, qu’est-il préférable de faire? (Question provenant de Sandra Charland)

«Malgré la nouvelle consigne du premier ministre François Legault de limiter les déplacements entre les régions du Québec, les parents en garde partagée doivent continuer celle-ci tant et aussi longtemps qu’il n’y a pas de facteurs de risque. Ce qui est problématique, c’est le parent qui rit de la crise actuelle, qui ne se lave pas les mains, qui a des enfants d’un autre lit qu’il laisse jouer avec le voisinage, qui fait la démonstration qu’il ne prend pas de précautions et qui expose l’enfant à un danger. Il faut espérer que les gens soient capables d’agir au meilleur intérêt de leur enfant et de la population. C’est extra familial, tout cela.» - Me Alain Roy, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Montréal.   

La période des déménagements approche à grands pas et les appartements se font rares. Faut-il éviter de faire des visites d’appartements? (Question provenant de Mélanie Laporte)

«La ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest, a annoncé samedi soir que les visites pouvaient continuer à avoir lieu dans les appartements. Plus tôt cette semaine, elle a présenté plusieurs règles sanitaires à suivre lors des visites. Selon le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), ce n’est pas suffisant pour rassurer bien des locataires qui sont inquiets à l’heure actuelle. Afin que les locataires soient rassurés sur la suite des choses, le FRAPRU travaille sur différents scénarios de solution, notamment la prolongation des baux de quelques mois. Si les gens ont des craintes, ils peuvent contacter leur comité logement et eux, sont là pour les informer et les soutenir.» - Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU 

Est-il sécuritaire de faire des dons de jouets, de vêtements ou de nourriture? Si oui, quelles précautions devons-nous prendre? (Question provenant de France Levasseur)

«Je ne déconseillerais aucunement de faire des dons, mais il faut être prudent. Il serait recommandé à tous les organismes de décontaminer la surface des objets ou de bien nettoyer les conserves ou les contenants. Rappelons-nous que le virus se transmet principalement de personne à personne. Il y a toutefois des chances de l’attraper avec les objets, il faut donc être prudent, car le virus a une durée de vie qui peut aller de 2 à 3 jours selon les surfaces et les conditions. Avec la règle de sortir de chez soi le moins possible, il serait préférable de retarder les dons que vous souhaitez faire. Pour le moment, du moins.» - Benoît Barbeau, professeur au département des sciences biologiques de l’UQAM 

Lors de reportages sur la situation en Chine et en Corée du Sud, on peut voir assez souvent des véhicules et des travailleurs pulvérisant un produit désinfectant dans les rues, les trottoirs, les murs et les portes des commerces. Pourquoi ne le fait-on pas chez nous? Est-ce une mesure envisagée par nos autorités? (Question provenant d’André Gendron)

«Présentement, dans des endroits où on sait qu’une personne reconnue comme porteuse du virus est passée, on peut le faire. Au Complexe G, à Québec, cette semaine, deux étages où la personne avait possiblement circulé ont été désinfectés. Ça se fait dans des endroits clos. Par contre, de le faire sur une plus grande superficie, c’est impensable présentement, compte tenu de nos conditions climatiques, avec la pluie, la neige ou le verglas. Il faut aussi prioriser les endroits intérieurs parce que notre territoire est immense. On n’a pas une grande densité de population à comparer à certaines villes d’Asie.» - Dr Christian Fortin, médecin de famille