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Dangereuse quarantaine pour les victimes de violence conjugale

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Le coronavirus met en péril la sécurité des victimes de violence conjugale, se désole une experte.   

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Confinées dans leur domicile, ces personnes sont encore plus à la merci de leur agresseur qu’à l’habitude. Anuradha Dugal, directrice des programmes de prévention de la violence à la Fondation canadienne des femmes, fait justement remarquer que les conjoints violents utilisent souvent l’isolement contre leur conjointe.   

La distanciation sociale, mise en place pour limiter la propagation de la COVID-19, a l’effet pervers d’isoler encore plus celles et ceux susceptibles d’être victimes de violence conjugale.    

«Les conjoints peuvent avoir encore plus de contrôle», affirme Mme Dugal.    

Depuis le début de la pandémie, les appels aux lignes de détresse ont d’ailleurs augmenté de 15%.   

Les occasions de sortir étant limitées, Mme Dugal conseille d’utiliser le prétexte de la santé pour faire des appels ou encore sortir à l’extérieur, ne serait-ce que sur le balcon.   

Bien que de nombreux services sociaux, dont les centres communautaires, aient fermé leurs portes en raison de l’urgence sanitaire, on rappelle que les maisons d’hébergement pour les victimes de violence conjugale sont toutes ouvertes. Aucun cas de coronavirus n’y a été recensé.    

Si vous ou un proche êtes victime de violence conjugale, n’hésitez pas à appeler SOS violence conjugale, au 1 800 363-9010. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.