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Des personnes âgées de plus de 70 ans sont irritées par ceux qui transgressent la directive du gouvernement

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Des personnes âgées de plus de 70 ans n’ont pas le choix de sortir de chez elles en pleine pandémie pour recevoir des soins médicaux et sont irritées par ceux qui choisissent de transgresser la directive du gouvernement en toute connaissance de cause.  

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Richard Paquin, 87 ans, de Saint-Lin-Laurentides, doit se présenter au CLSC deux ou trois fois par semaine pour faire drainer ses poumons. Il bénéficiait d’une infirmière à domicile avant, ce n’est plus le cas en ce temps de pandémie.   

Sa conjointe, Denise Cloutier, le conduit au CLSC pour l’instant. Ils attendent patiemment dans le stationnement l’heure pile pour entrer, une nouvelle règle en ce temps de crise. Ils entrent alors pour la procédure qui dure environ une demi-heure, puis rentrent chez eux.   

«Une chance que la température est moins pire qu’en plein hiver. La famille trouve ça bien épouvantable, qu’on ait à se déranger à l’âge qu’on est rendus. Je vais avoir 84 ans», raconte madame Cloutier.   

Les enfants du couple travaillent encore, et certains vivent plutôt loin.    

Mme Cloutier se désole de voir que des aînés choisissent de ne pas respecter les règles en toute connaissance de cause.   

«Ça me choque. Je ne comprends pas qu’ils ne comprennent pas», dit-elle avec aplomb.   

Denise Cloutier ne sort pas autrement que pour les rendez-vous médicaux. Elle fait livrer l’épicerie et les médicaments. Elle ne peut plus aller chez le coiffeur non plus une fois par semaine, une habitude qu’elle a depuis trente ans.    

Jacques Tessier, 77 ans, de Pont-Rouge dans la région de la Capitale-Nationale, vit une situation similaire parce qu’il doit faire filtrer son sang trois fois par semaine en raison d’une insuffisance rénale.   

«Non, madame! Pas question d’arrêter au Tim Horton’s», lance-t-il, fier de respecter les rigoureusement les consignes.   

Lui aussi a du mal avec ceux qui ne respectent pas les règles.   

«Si on veut s’en sortir, il faut que tout le monde mette l’épaule à la roue», ajoute-t-il.   

Pendant ce temps, des résidences pour retraités tentent d’accommoder le plus possible leurs locataires, notamment en proposant de voir un médecin à distance, quand c’est possible.   

«On s’est demandé ce qu’on pouvait faire de plus pour accommoder les aînés, et la télémédecine est un élément clé. C’était déjà dans nos cartes, c’était juste une question de la déployer plus rapidement que prévu», indique Mylène Dupéré, vice-présidente des affaires publiques et des communications corporatives chez Groupe Sélection, qui possède plus d’une quarantaine de résidences pour retraités.