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COVID-19: le SPVQ fait cesser une dizaine de rassemblements à Québec

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Moins de 24 heures après leur interdiction, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a déjà dispersé une dizaine de rassemblements, dans la nuit de samedi à dimanche.  

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Le SPVQ confirme être intervenu dans des «rassemblements de citoyens qui allaient à l’encontre des mesures gouvernementales prises par décret», à la suite de dénonciations du public.     

Dans la majorité des cas, «les interventions se sont bien déroulées» et les personnes interpellées ont collaboré, dit le porte-parole Étienne Doyon.   

Dans un cas, cependant, un individu «démontrait une absence totale de collaboration». Il a vraisemblablement reçu un constat d’infraction.   

Le SPVQ a indiqué qu’il se conformerait au décret du gouvernement et qu'il continuerait à intervenir lorsque nécessaire.   

Décret  

En vertu de ce décret, tous les rassemblements intérieurs ou extérieurs sont interdits au Québec, sauf en des circonstances bien précises, afin de limiter la propagation de la COVID-19.   

Les rassemblements comme des partys de balcon, des attroupements dans les parcs, des barbecues dans une cour arrière, les clients d’un café assis côte à côte ou des fêtes familiales ne sont pas permis.   

Par contre, le règlement ne s’applique pas aux membres d’une même résidence privée, aux lieux de travail, aux moyens de transport ainsi qu’aux commerces qui ne sont pas sous le coup d’un décret.   

La décision a été prise en Conseil des ministres vendredi, mais a été uniquement communiquée samedi en soirée. Elle est valide jusqu’au 29 mars.   

Dans le cas des rassemblements extérieurs, ils seront autorisés «lorsqu'une distance minimale de deux mètres est maintenue entre l'ensemble des personnes, sauf s'il s'agit de personnes qui habitent la même résidence privée».   

Un outil de plus  

Pour la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, libre aux policiers d’appliquer le décret de Québec selon leur bon jugement.       

«C’est un outil de plus qu’on se donne pour que nos policiers puissent intervenir dans les cas rares où des personnes ne se conforment pas aux directives de la santé publique», indique-t-elle en précisant que l’objectif du gouvernement est de freiner la propagation du virus et de protéger les citoyens.       

Ainsi, la ministre croit qu’il est primordial que la population se conforme aux mesures exceptionnelles mises en place durant la crise.       

Enfin, Mme Guilbault assure que la santé publique fait des suivis auprès des personnes qui ont été déclarées positives à la COVID-19. En cas de doute, la population peut aussi dénoncer un cas de non-respect des consignes aux autorités.        

— Avec la collaboration de TVA Nouvelles  

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