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Première action de la justice américaine contre une fraude liée au coronavirus

Première action de la justice américaine contre une fraude liée au coronavirus
AFP

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WASHINGTON | La justice fédérale américaine s’est attaquée pour la première fois ce weekend aux fraudes liées au nouveau coronavirus, en ordonnant la fermeture d’un site internet qui vendait un vaccin imaginaire. 

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Des poursuites fédérales ont été engagées contre le site coronavirusmedicalkit.com qui prétendait distribuer des vaccins contre la maladie (COVID-19) alors qu’il n’en existe pas, a annoncé le ministère de la Justice dans un communiqué. 

Un juge fédéral du Texas a ordonné samedi de le fermer, selon le ministère. Sa page d’accueil restait toutefois accessible dimanche soir. 

« En raison de l’épidémie récente de coronavirus (COVID-19), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) donne des kits pour des vaccins. Payez juste 4,95 dollars de frais de port », pouvait-on y lire, avant d’être invité à laisser ses coordonnées bancaires pour régler ces frais. 

Le ministère n’a pas précisé combien de victimes sont tombées dans le piège, mais l’enquête se poursuit pour identifier les responsables de l’escroquerie et le montant gagné. 

Cette première intervention de la justice fédérale s’inscrit dans une volonté des autorités américaines de lutter contre les tromperies qui fleurissent depuis le début de la pandémie. 

Le ministre Bill Barr a ordonné la semaine dernière aux procureurs fédéraux d’en faire une priorité et a appelé les Américains à signaler tout abus au Centre national sur les escroqueries liées aux catastrophes. 

Il a mis ses concitoyens en garde contre toute sorte d’arnaques: vente de faux traitements en ligne, imitation de courriers électroniques de l’OMS ou des Centres de contrôle des maladies (CDC) destinés à récupérer des données personnelles, appels aux dons pour de fausses associations, etc. 

Parallèlement, la justice américaine est sur le pied de guerre pour éviter les manipulations des prix de certains produits essentiels, comme le gel hydroalcoolique ou les masques de protection. 

Plus de 33 000 personnes ont été contaminées et 416 tuées par le nouveau coronavirus aux États-Unis, selon le dernier décompte de l’université John Hopkins.