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Fermeture des centres commerciaux: les propriétaires de Fleur de Lys espèrent une aide gouvernementale

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Les propriétaires du centre commercial Fleur de Lys, à Québec, espèrent une aide gouvernementale pour relancer l’industrie du commerce de détail, durement touchée par la crise du coronavirus.  

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Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé que tous les centres commerciaux devaient à leur tour fermer leurs portes à compter de minuit, dimanche, et ce, jusqu’au 1er mai.     

William Trudel (à droite) et son frère, Jonathan.
Photo d'archives, Stevens LeBlanc
William Trudel (à droite) et son frère, Jonathan.

Bien qu’il soit compréhensif face à cette nouvelle mesure, William Trudel, le président fondateur et chef de la direction de Trudel Alliance, qui possède entre autres Fleur de Lys, se dit très préoccupé.   

«C’est sûr que c’est de notre devoir, en tant que citoyen corporatif, de participer à l’effort de guerre contre la COVID-19. Par contre, au niveau humain et économique, on est extrêmement inquiet», indique-t-il.     

Onde de choc  

M. Trudel fait entre autres état des 400 locataires commerciaux de ses différents centres d'achat, à Québec, qui «ont mis toute leur vie dans leur commerce» et qui se retrouvent sans revenus du jour au lendemain.   

«Il n’y a pas de programmes d’aide annoncés pour l’immobilier commercial ou le commerce au détail jusqu’à présent, ou très peu. C’est une tragédie humaine. La crise financière de 2008 ou les attentats terroristes de septembre 2001 n’ont jamais produit une onde de choc économique aussi puissante.»     

Pour l’homme d’affaires de Beauport, l’industrie du commerce est tout aussi durement touchée que celle de l’aviation actuellement, puisque les lieux de rassemblement sont désormais fermés par le gouvernement.     

Questionné à propos de la capacité de ses locataires commerciaux à faire face à la crise, William Trudel est catégorique: «Ils ne passeront pas tous au travers».     

Pertes financières immenses  

Déjà depuis quelques jours, l’achalandage des centres commerciaux d'Alliance Trudel était pratiquement au point mort. À Fleur de Lys, en plus de voir le nombre des clients chuter drastiquement, l’établissement avait engagé des agents de sécurité pour empêcher les aînés de s’y rendre, pour leur propre santé, réduisant l’achalandage de l’endroit au minimum.  

«Le chiffre d’affaires n’est plus présent depuis plusieurs jours et on devait, en plus, augmenter nos dépenses pour [éviter la propagation du virus]. Maintenant, la mesure annoncée par M. Legault pour les deux prochains mois provoquera en plus des pertes financières de plusieurs dizaines de millions de dollars pour nous et nos locataires», prévoit M. Trudel.       

«Il va falloir un plan d’urgence pour sauver notre industrie. C’est impossible de fermer tous les centres d’achats du Québec et espérer que cette industrie-là passe au travers sans aide. Ça n’arrivera jamais», tranche-t-il.     

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