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Annie Pelletier fière de son pays

Annie Pelletier
Photo d'archives, Agence QMI Annie Pelletier

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Dans les années passées, le Comité olympique canadien (COC) a parfois été pointé du doigt pour son laxisme dans des dossiers controversés. En agissant cette fois promptement et avec fermeté, l’organisme a suscité la fierté chez d’anciens athlètes canadiens. 

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La plongeuse Annie Pelletier, médaillée de bronze au tremplin de 3 m lors des Jeux d’Atlanta, en 1996, a salué sans réserve l’initiative du COC, dont elle a fait partie à titre de conseillère aux relations communautaires en 2003 et 2004. 

« Je ne m’attendais pas à ce qu’ils soient les premiers à prendre la décision de retirer leurs athlètes des Jeux. Dans le passé, ils n’ont pas toujours fait preuve de leadership et de proactivité.  

« Ça veut dire qu’aujourd’hui, l’organisme s’est remis en question et a évolué. Le COC a identifié ses valeurs et a clairement dit : qui aime mes valeurs me suive ! Je suis fière de mon pays », a réagi celle qui œuvre aujourd’hui comme directrice des communications à la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec.   

Harvey en accord 

« Personne ne peut se réjouir de cette décision parce que ça affecte des athlètes, mais c’était la bonne décision », a opiné l’ex-fondeur
Alex Harvey. 

« Ça va permettre aux athlètes et à toutes les équipes de pouvoir passer à autre chose et de ne pas être dans l’incertitude. C’est du leadership, le fait d’être le premier comité national qui force les gens du CIO à prendre une décision qu’ils n’ont pas le goût de prendre. Les athlètes sont peut-être des machines de guerre, mais ils sont des humains susceptibles de contracter des virus eux aussi. » 

Un report inévitable 

Même si l’éventuel report des Jeux de Tokyo en 2021 s’avère une immense déception pour des athlètes qui ont vécu nombre de sacrifices, mieux vaut en arriver là que de mettre leur santé en péril. 

« Si on ne priorise pas la santé maintenant, non seulement il n’y aura pas de Jeux cette année, mais il n’y en aura pas non plus l’an prochain et peut-être plus du tout. Les athlètes doivent pouvoir s’entraîner dans des conditions optimales. Il ne faut pas faire des Jeux pour faire des Jeux. Ces médailles-là vont valoir quoi ? » insiste Annie Pelletier. 

Pour Alex Harvey, le report d’un an devrait demeurer gérable pour une majorité d’athlètes. 

« Au niveau de l’entraînement physique, on bâtit sur des cycles d’un an. Il y a du travail qui a déjà été fait, comme la reconnaissance des sites à Tokyo. Dans un an, il n’y aura rien de perdu. »