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«Appelle-moi si tu meurs» : avoir Mario Vietti Valois dans la peau

«Appelle-moi si tu meurs» : avoir Mario Vietti Valois dans la peau
PHOTO COURTOISIE/Groupe TVA / Zone 3

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Les téléspectateurs d'addikTV découvriront un nouveau Denis Bernard dans la série policière Appelle-moi si tu meurs, qui s'installe sur la chaîne spécialisée lundi. Loin du rôle de Philippe Carpentier qu'il a défendu pendant près de sept ans dans Yamaska, son criminel Mario Vietti Valois, né de la plume de Claude Legault et Pierre-Yves Bernard, est unique.  

 

«Dans la lignée de ces personnages un peu mafieux, ce qui rend Mario sympathique, c'est qu'il n'est pas bon, explique l'acteur en entrevue. Il est équipé pour faire peur, il a tout ce qu'il faut, mais il n'a rien entre les deux oreilles, pas de jugement! S'il est fait pour devenir le chef de la mafia, bonne chance, parce que ça va être laid tantôt!»    

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Humour et naïveté   

Avec Appelle-moi si tu meurs, Denis Bernard précise qu'on aborde «un problème cornélien: est-ce qu'une amitié peut survivre à tout?»     

Mais au cœur de cette histoire d'amitié entre un membre des forces de l'ordre et un autre de la mafia italienne, il y a également l'humour.     

«Le ridicule et la naïveté de ces personnages-là font rire aussi. Mario est un homme très naïf, avec une vision très romantique de son rôle et de sa condition d'homme. Quand il dit :"On m'appelle El Taureau de Saint-Léonard", il y croit», précise l'acteur.     

Malgré les affaires dangereuses dans lesquelles il trempe, le père de famille, qui entretient des liens étroits avec sa mère et son frère, se paie la gueule des gens qu'il croise. Mais il réussit aussi à s'éloigner des stéréotypes, car l'entreprise lui servant de couverture pour ses magouilles est... un studio de danse.     

  

«Appelle-moi si tu meurs» : avoir Mario Vietti Valois dans la peau
PHOTO COURTOISIE/Groupe TVA / Zone 3

«Dans Les Soprano, le personnage principal était propriétaire d'une boucherie. On était dans les quartiers de viande accrochés, dans le sanguinolent. On est souvent aussi dans le milieu de la construction, des entrepreneurs qui coulent du monde dans le béton. Mais, Mario, il a un studio de danse; c'est quand même particulier. C'est un très bon "cover". Il y a un stéréotype qui est tout de suite brisé, car il n'hésite pas à danser.»     

Le studio de l'escroc est d'ailleurs le théâtre d'un moment marquant de la série, alors qu'il esquisse quelques pas de danse collé à son grand ami policier.     

«Cette scène-là est formidable, parce que c'est là qu’est toute l'essence de la série. Il y a cette fantaisie en nous faisant danser la samba, et la gravité avec le propos.»      

Un vide   

Denis Bernard ne cache pas une seconde s'ennuyer de cet homme qu'il a eu «un plaisir intense à jouer».     

«Mario Vietti, c'est comme une aventure, image-t-il. Ç'a été un gros coup de foudre, ç'a été très intense pendant 32 jours de tournage et après, tu fais : "Oupelaï!". Tu l'as dans la peau, dans la chair...»     

Malgré les nombreux mois passés, il n'est pas prêt à laisser partir ce personnage.     

«C'est quelqu'un qu'on n'enterre pas comme ça. Je continue de vivre avec. Au théâtre, je l'ai vécu souvent et je le vis encore [...], je suis allé dans des sphères, des zones un peu troubles. C'était plus courant pour moi qu'à la télévision, où on me voyait souvent plus en séduisant quadragénaire ou quinquagénaire [...] Je suis content d'avoir laissé cette empreinte.»     

Déclinée en huit épisodes, Appelle-moi si tu meurs est diffusée les lundis, à 22 h, à addikTV, et toujours en ligne sur Club illico.   

  • Pour d'autres capsules avec l'ex-lieutenant-détective Antony Donato, rendez-vous ICI.