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Services essentiels: Les succursales de la SAQ et de la SQDC demeurent ouvertes

Le syndicat comprend difficilement la décision

Les gens faisaient la file lundi à l’extérieur de la SAQ des Galeries Charlesbourg, après l’annonce du gouvernement Legault de la fermeture des commerces non essentiels.
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Les gens faisaient la file lundi à l’extérieur de la SAQ des Galeries Charlesbourg, après l’annonce du gouvernement Legault de la fermeture des commerces non essentiels.

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Avis aux amateurs de vin ou de cannabis : les succursales de la SAQ et de la SQDC demeurent ouvertes, malgré la fermeture des entreprises et commerces non essentiels. 

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François Legault a mis le Québec sur « pause » pour trois semaines et annoncé lundi que toutes les entreprises et les commerces non essentiels devront fermer leurs portes.

Dans les minutes qui ont suivi, les clients se sont rués vers les magasins de la SAQ et de la SQDC.

« Les succursales de la SAQ demeurent ouvertes, mais il faudra limiter le nombre de personnes de manière à respecter la distanciation sociale », a aussitôt fait savoir la société d’État.  

Il ne devra pas y avoir plus de dix clients maximum dans une succursale, ce qui vaut également pour les SAQ Express. Cette limite grimpe à 20 clients dans les succursales Sélection, à 35 dans les SAQ Dépôt et à 50 pour le Dépôt du Marché central. 

Le syndicat des employés de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) est abasourdi par la décision du gouvernement. « Tout est fermé ! Il ne reste que les services essentiels, et la drogue et l’alcool ! Je trouve ça non seulement bizarre, mais incohérent. On ne peut pas se dire : c’est un service essentiel de boire et de se geler ! Ça ne fonctionne pas, ce n’est pas cohérent », a réagi la présidente Katia Lelièvre. 

Employés en danger

Le syndicat dit pourtant avoir proposé d’autres possibilités pour maintenir les services sans que les clients puissent entrer dans les magasins, sans succès. « C’est impossible d’avoir deux mètres de distance, on n’a pas de plexiglas devant nos caisses », déplore Mme Lelièvre. 

Elle signale que les clients touchent les bouteilles et les portes des frigos. La présidente du SEMB-SAQ–CSN estime que le gouvernement met les employés de la société d’État en danger. Sans parler de l’épuisement qui gagne les caissiers. « C’est comme Noël dans nos succursales, [...] les clients partent avec des caisses de stocks ». 

Le porte-parole de la SAQ a fait savoir que l’idée d’installer un plexiglas pour protéger les caissiers « est présentement analysée ». Même son de cloche du côté de la SQDC.