/news/coronavirus
Navigation

Coronavirus: un entrepreneur québécois fabriquera du désinfectant plutôt que de la vodka

Coronavirus: un entrepreneur québécois fabriquera du désinfectant plutôt que de la vodka

Coup d'oeil sur cet article

Les Sex on the beach et les Bloody Ceasar devront attendre. À l’heure où plusieurs entreprises sont forcées de fermer temporairement, le fondateur de Pur Vodka, Nicolas Duvernois, a choisi de faire œuvre utile en cessant sa production afin d’utiliser l’alcool pour fabriquer du désinfectant à mains.  

  

  

«Si quelqu’un me dit, un jour, que c’est impossible de lancer une business en une semaine, je vais lui dire que c’est faux», lance l’entrepreneur de 39 ans qui s’est fait connaître en créant la première vodka québécoise.   

  • Écoutez l'entrevue de Nicolas Duvernois avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:

En quelques jours, Pur Vodka est effectivement devenu un producteur de désinfectant à mains qui sera distribué dans les entreprises.   

«Les services essentiels seront privilégiés», insiste-t-il.   

«On avait une cuve en attente pour produire de la vodka, mais en parlant à des amis, dont une qui travaille dans une urgence à Saint-Justine, je me disais que ça n’avait pas d’allure que les personnes au front n’ont pas de Purell», explique celui qui dit connaître l’importance de la salubrité.   

Nicolas Duvernois a effectivement travaillé comme préposé à l’entretien à l’hôpital Sainte-Justine pendant 12 ans. «Je lavais les planchers pendant que j’étudiais et que je fondais mon entreprise», dit-il. J’ai lavé tous les coins et recoins et vidé toutes les poubelles de cet hôpital.    

Une recette en 48 heures  

À partir des informations sur le site de l’Organisation mondiale de la santé, il a donc travaillé avec son équipe, dont des biochimistes et une amie qui possède un doctorat en microbiologie, pour développer une recette.   

«On respecte les standards de Santé Canada, c’est un produit comparable à ce qui est déjà sur le marché», précise-t-il.    

Il a ensuite trouvé un fournisseur de contenant de 4 litres et il s’est allié à la cidrerie Michel Jodoin, qui fournira ses installations à Rougemont pour l’embouteillage.   

«On s’est retourné sur un 10 cents... et c’est comme ça qu’on est devenu producteur de désinfectant en 48 heures!» illustre l’entrepreneur.   

Leur première production sera de 4000 litres, les livraisons commenceront à partir de jeudi.    

Pour le moment, ce changement de vocation est temporaire. «Je le vois pas comme une business, on arrête littéralement la production d’un de nos produits», dit-il.   

Il ne craint pas une pénurie de vodka au cours des prochains mois puisque plusieurs pays ont commandé des quantités moins importances, ces dernières semaines, en raison de la crise.