/misc
Navigation

COVID-19 et Congrès: l'urgence d'en venir à un compromis

COVID-19 et Congrès: l'urgence d'en venir à un compromis

Coup d'oeil sur cet article

Le président tape du pied avec raison et tout le monde reconnaît l’urgence de la situation. Le plan de relance est attendu avec impatience, mais les deux partis politiques ne s’entendent pas sur la gestion des investissements.   

Depuis que la pandémie affecte notre situation tout autant que celle de nos voisins, il m’arrive de plus en plus souvent d’effectuer des comparaisons entre ce que nos dirigeants adoptent comme comportement ou comme stratégie et ce que font nos voisins. Au Québec, j’apprécie la trêve entre les formations politiques et la solidarité encouragée par tous les politiciens. On se concentre sur la population et les priorités sont établies.   

Le contexte est différent aux États-Unis, ne serait-ce que parce que c’est une année électorale, mais également parce que la polarisation atteint des sommets. Elle est présente depuis le début des années 1990, mais elle est à son paroxysme dans les dernières années. On sent que l’élection préoccupe Donald Trump et Joe Biden (très discret depuis quelques jours) et elle accentue les divisions entre les législateurs.   

Sur quels aspects républicains et démocrates ne parviennent-ils pas à s’entendre? On ne semble pas divisés sur les millions à faire pleuvoir devant une situation exceptionnelle, il paraît plutôt y avoir un désaccord sur les orientations et la gestion. Que ce soit le citoyen ordinaire ou les entreprises, tous sont visés dans la planification du plan de relance. Les négociations soutenues reprenaient ce matin et les médias espèrent relayer une bonne nouvelle bientôt.   

Les démocrates soulèvent un certain nombre d’irritants avec la proposition républicaine. Ils s’inquiètent tout d’abord du contrôle total qu’exercerait le secrétariat du Trésor sur les 500 milliards qu’on débloquera pour des prêts. Ultimement, c’est le secrétaire Mnuchin lui-même qui déterminerait qui obtiendrait l’aide financière. Comme il y a eu peu d’opérations similaires dans l’histoire des États-Unis, il est bien difficile d’obtenir des comparatifs.   

Les démocrates craignent également un déséquilibre des proportions entre l’aide accordée au milieu des affaires et celle accordée aux familles. On se demande par exemple si une compagnie ne pourrait pas utiliser l’argent pour se renflouer tout en congédiant des employés. On insiste pour que les sommes dégagées soient utilisées pour maintenir des emplois.   

Nous devrions en savoir plus sur les négociations et le contenu du plan de relance d’ici la fin de la journée. S’il m’apparaît sain de penser à maintenir à flot ceux qui contribuent à la création d’emplois, il me semble tout aussi important de penser à protéger les plus démunis, autant en les maintenant au travail qu’en leur assurant les soins médicaux appropriés.   

Une fois de plus, je termine en rappelant qu’on ne peut que souhaiter que les hommes et les femmes politiques des États-Unis parviennent à surmonter leurs différends. Notre dépendance aux États-Unis est si importante qu’on ne peut que leur souhaiter de réussir, peu importe notre orientation idéologique ou nos préférences politiques.