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COVID-19: il ne faut pas annuler l’année scolaire, affirment les directeurs d’écoles

Les directions réclament des balises claires pour la suite

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Photo d'archives

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Les directions d’écoles publiques et privées demandent à Québec d’éviter l’annulation de l’année scolaire, si la fermeture se prolonge au-delà du 1er mai. Des «balises claires» pour l’organisation de services éducatifs pendant la période de fermeture sont aussi réclamées rapidement.  

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Ces demandes ont été formulées dans une lettre ouverte, signée par quatre regroupements de directions d’école, inquiets des impacts d’une «longue période d’inactivité scolaire» sur leurs élèves.  

Il faut éviter que Québec décrète la fin de l’année scolaire dans quelques semaines, si la fermeture des écoles se prolonge au-delà du mois de mai, affirment-ils.  

«Si on annule carrément l’année scolaire après le 1er mai, ça va être difficile de dire à nos parents et à nos élèves de continuer les apprentissages à distance qui vont avoir été mis en oeuvre», indique David Bowles, président de la Fédération des établissements d’enseignement privés.  

Dans le réseau public, on insiste aussi sur l’importance de mettre en place «des balises claires», «le plus rapidement possible» afin d’éviter la création d’un système à multiples vitesses.  

«C’est ça qui nous inquiète», lance Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement.  

Dimanche, le gouvernement Legault a annoncé la fermeture des écoles jusqu’au 1er mai. Les élèves n’auront pas à reprendre l’année scolaire actuelle, et les examens ministériels n’auront pas lieu.  

Si la fermeture se prolonge, ce sera à l’enseignant de décider si l’élève passe au niveau suivant pour la prochaine année scolaire, en fonction des deux derniers bulletins.  

À partir du 30 mars, les élèves auront accès à des vidéos pédagogiques diffusés à la télévision publique et à une trousse de ressources éducatives en ligne, pour réviser ce qui a déjà été appris durant l’année scolaire. Ces outils demeurent toutefois optionnels et non obligatoires.  

Qui fait quoi?  

Or, les directions d’école veulent concrètement savoir «qui va faire quoi». Quel sera le rôle des directions? Et celui des enseignants?   

Depuis l’annonce de la fermeture des écoles, le 13 mars, plusieurs enseignants et commissions scolaires sont à pied d’œuvre pour joindre les élèves.  

«Mais si chacun commence à bâtir des affaires chacun de son côté, on va se retrouver avec un système public à 25 vitesses en éducation au Québec», lance M. Prévost.  

Les directions veulent par ailleurs prioriser l’aide aux élèves en difficulté. «Il faut que ce soit eux qui soient placés en haut de la liste», affirme Carl Ouellet, président de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles.