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COVID-19: les snowbirds feront augmenter le nombre de cas

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Le retour massif des snowbirds d’ici le 31 mars devrait faire gonfler dangereusement le nombre de cas confirmés de COVID-19 à Québec et ailleurs à travers la province. 

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Dans la Capitale-Nationale, 33 cas sont maintenant confirmés, contre 15 en Chaudière-Appalaches. La COVID-19 frappe désormais dans toutes les régions avec 3 cas au Bas-St-Laurent et un au Saguenay–Lac-Saint-Jean. 

Au Québec, à ce jour, on compte 628 cas confirmés de COVID‐19. 

Un groupe ciblé 

Prenant bien soin de ne stigmatiser aucun groupe, le Dr François Desbiens, directeur de la Direction de santé publique pour le CIUSSS de la Capitale-Nationale, sait trop bien qu’ils sont des centaines de milliers à revenir des États-Unis. 

« On s’attendait à une hausse des cas après le processus d’identification des gens de retour de voyage. C’était une question de temps, et le temps est arrivé. Il va y avoir encore une augmentation. » 

Outre les déplacements de la semaine de relâche, le second grand retour de voyageurs est celui des snowbirds qui reviennent du pays de l’Oncle Sam. 

Pour ce groupe ciblé, l’isolement est immédiat et non pas après avoir fait des achats à l’épicerie et à la SAQ. 

« Ça flambe aux États-Unis. Notre stratégie d’identifier ces gens-là, c’était la bonne stratégie. Nous en avons encore pour deux ou trois semaines à être ultra-vigilants, et ça correspond à la pause du premier ministre », ajoute le Dr Desbiens.  

Les différents modèles étudiés par les autorités sanitaires incluent un pourcentage de gens qui refusent de se plier aux directives. 

« On n’a jamais 100 %. Le plus haut sera le mieux. La mobilisation actuelle nous rassure », affirme le directeur régional. 

Confidentialité nécessaire 

Malgré la politique de confidentialité qui fait l’objet de certaines critiques, la santé publique assure que toutes les personnes à risque ont été contactées. 

« On brise cette confidentialité lorsque c’est requis et pertinent par l’enquête épidémiologique et pour contrôler l’infection. On identifie les lieux et les personnes et on calcule le temps d’exposition des contacts étroits », mentionne le Dr Desbiens. 

À l’école secondaire les Etchemins, ainsi qu’à l’Université Laval, des gens auraient voulu en savoir davantage sur la ou les personnes infectées.  

« Peut-être pour faire leur évaluation individuelle de risque. C’est propice à des actes irréfléchis, de la stigmatisation et des conséquences négatives. En protégeant la confidentialité, ça ne nous empêche pas de faire un travail de qualité », termine-t-il.