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COVID-19: un scénario «cauchemardesque» pour les parcs industriels

Pierre Dolbec, président du conseil d'administration de la Corporation des parcs industriels du Québec
Photo d'archives, Stevens Leblanc Pierre Dolbec, président du conseil d'administration de la Corporation des parcs industriels du Québec

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La Corporation des parcs industriels du Québec estime que le gouvernement Legault va beaucoup trop loin en ordonnant la fermeture de toutes les entreprises jugées non essentielles, pour trois semaines, ce qui risque de provoquer de nombreuses faillites. 

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Admiratif de la gestion de crise par le premier ministre Legault depuis le tout début, l’opinion de Pierre Dolbec a changé radicalement l’instant d’un seul point de presse, lundi. L'annonce du jour a eu l'effet d'un coup de massue.   

«Jusqu’à aujourd’hui, je trouvais qu’il était en contrôle, mais il est arrivé quelque chose... Là, je ne comprends pas. Ça va mettre des entreprises sur le cul. Il y avait des solutions alternatives, mais on va au plus drastique tout de suite», a-t-il confié en entrevue.  

«Les deux bras m’ont tombé à terre... Honnêtement, je ne comprends rien cet après-midi. J’ai fermé ma télé. Je m’attendais à des mesures spéciales, mais de là à dire qu’on fait un shutdown économique? Je comprendrais si on était dans la même situation que l’Italie, mais on est loin d’être là. On est la seule province au Canada à faire ça en plus», a-t-il déploré. 

68 000 travailleurs sur la touche 

«Il y en a une gang qui ne dormira pas ce soir, je t’en passe un papier. Juste ici, à Québec, c’est 3000 entreprises dans 25 zones industrielles et 68 000 jobs. Là, il vient d’envoyer 68 000 personnes à la maison», s’est-il insurgé au bout du fil, visiblement sous le choc. «Il y a des industries qui vont perdre des millions en faisant un shutdown.» 

Celles qui n’ont pas les reins assez solides ne survivront pas à une fermeture de trois semaines, prévient-il. Même les entreprises qui ont une situation financière enviable risque d’être gravement fragilisées. «C’est assez cauchemardesque». Quant à l’aide aux entreprises promise par le gouvernement, jusqu’à présent, elle sera nettement insuffisante selon lui. 

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