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Jeux olympiques: respect pour la décision

Gabrielle Carle
Photo d'archives

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Gabrielle Carle avait la chance de vivre ses premiers Jeux olympiques avec l’équipe canadienne de soccer. Elle va maintenant devoir attendre un an, sinon quatre.  

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«En 2016, j’étais réserviste. J’ai vécu toute l’expérience, mais je n’ai pas pu fouler le terrain», précise la Lévisienne de 21 ans.   

Elle espère maintenant que les Jeux de Tokyo seront présentés en 2021.   

«C’est décevant parce qu’on s’entraîne tellement, et ne pas pouvoir y aller, ça serait crève-cœur. J’espère que les Jeux seront reportés», a-t-elle expliqué lors d’une conversation téléphonique.   

Pour le mieux   

Même si elle admet sa déception, la jeune joueuse estime que le Comité olympique canadien a pris la meilleure décision possible.   

«Ce n’est pas une décision facile. J’ai un très grand respect pour la décision qu’ils ont prise pour nous.»   

«Si nous avons commencé le mouvement, j’imagine que d’autres pays vont suivre.»   

C’est effectivement ce qui serait le mieux pour la population de la planète même si la jeune femme préfère ne pas trop s’avancer sur la question.   

Notons que Gabrielle Carle est une étudiante de troisième année en physiologie de l’exercice à l’université Florida State qui, après la relâche la semaine dernière, offre désormais ses cours à distance depuis hier.   

«Je suis en Caroline du Sud pour m’entraîner, il fait plus chaud qu’au Québec. J’étais en France pour un tournoi avec l’équipe nationale, alors je n’avais pas le droit de m’entraîner au centre d’entraînement de l’université», dit celle qui est revenue le 11 mars, mais qui ne craint pas d’être infectée par le coronavirus.  

Viser l’or   

Les Canadiennes avaient espoir de monter encore une fois sur le podium au Japon après avoir remporté la médaille de bronze à Londres, en 2012, et à Rio, en 2016.   

«Chaque fois qu’on va aux Olympiques, on vise toujours l’or», confirme Gabrielle Carle quant aux ambitions de la sélection nationale.   

Elle a une pensée toute particulière pour les joueuses qui sont plus âgées et qui en étaient à une dernière participation olympique. C’est notamment le cas de Christine Sinclair, 36 ans, qui est la meilleure buteuse de l’histoire de l’équipe nationale canadienne.   

«C’est crève-cœur pour nos joueuses pour qui ça serait les derniers Jeux.   

«Si c’est disputé l’an prochain, est-ce que Christine va continuer? J’imagine que oui.»   

Les hommes en suspens   

Du côté des hommes, la qualification n’était pas encore garantie puisque le tournoi qualificatif de la CONCACAF devait commencer vendredi dernier et se poursuivre jusqu’au 1er avril, au Mexique.   

Plusieurs joueurs de l’Impact faisaient partie de l’alignement préliminaire de cette formation des moins de 23 ans dirigée par Mauro Biello.   

La représentation montréalaise était composée de Karifa Yao, Zachary Brault-Guillard, Clément Bayiha, Mathieu Choinière, Shamit Shome et Ballou Tabla, de même que de James Pantemis, lequel a depuis été prêté à Winnipeg de la Première ligue canadienne et qui ne sera plus admissible si les Jeux sont reportés à 2021 puisqu’il aura alors 24 ans.   

Le tournoi devait regrouper huit équipes et les deux formations finalistes allaient obtenir leur billet pour Tokyo.