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Le commerce de détail en état de choc

Plusieurs questions demeurent pour l’instant sans réponse

Place Laurier, samedi le 21 mars, 2020.
Photo Didier Debusschère Place Laurier, samedi le 21 mars, 2020.

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Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) est sous le choc à la suite de l’annonce de la fermeture de l’ensemble des commerces «non essentiels», décrétée en début d’après-midi par le premier ministre. Plusieurs questions subsistent d’ailleurs toujours, quelques heures après l’annonce.  

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«C’est un choc pour tout le monde», admet René Desrosiers, conseiller principal au CQCD, qui dit malgré tout comprendre les raisons de sécurité publique ayant mené à cette décision.  

Alors qu’une majorité de ses membres seront touchés pas la fermeture forcée, M. Desmarais fait remarquer que plusieurs questions importantes sont malheureusement demeurées sans réponses.  

«On attend, comme tout le monde, la liste des commerces considérés comme essentiels. Et on a aussi demandé au gouvernement ce qui advenait du commerce électronique», explique-t-il, ajoutant que selon ses informations, les livraisons à domicile doivent être maintenues.  

«Je me suis entretenu avec certaines compagnies de livraison et eux disent faire partie des services essentiels. Et ils auraient la capacité de livrer. Sauf qu’on ne sait pas si nos membres peuvent garder leurs entrepôts ouverts pour organiser la livraison. On attend plusieurs réponses», ajoute le conseiller du CQCD.  

Impacts majeurs  

Ce dernier craint notamment que certains commerçants ne traversent tout simplement pas la crise. Pour plusieurs, la COVID-19 ne vient que clore une année difficile.  

«Par exemple, ceux qui ont dû vivre la fermeture de grandes artères commerciales comme sur Sainte-Catherine à Montréal. Ils ne sont pas remis de ça que la COVID-19 arrive. C’est coup après coup», souligne René Desmarais, ajoutant que certains pourraient ne pas survivre.  

Et les impacts de la fermeture pour les trois prochaines semaines vont au-delà du commerce de détail. M. Desmarais dit s’être entretenu avec des entreprises de logistique de transport qui ne savent tout simplement pas où ils déchargeront les marchandises dans les prochaines semaines.  

«Ils me disaient avoir beaucoup de choses sur des bateaux, dans les ports, sur des camions, des trains, etc. On livre ça où, toute cette marchandise-là? On met ça où? Il y a beaucoup de questionnements», indique-t-il, précisant attendre avec impatience les précisions du gouvernement.  

«On comprend que la priorité, c’est la santé, la sécurité et nos membres comprennent ça, mais plusieurs questionnements subsistent».  

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