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Une autre tuile pour Vincent Lapointe

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Laurence Vincent Lapointe avait retrouvé ses moyens avant la pause forcée par la pandémie de la COVID-19.

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Après avoir obtenu gain de cause auprès de la Fédération internationale de canoë le 27 janvier après un test inopiné positif au ligandrol le 29 juillet, Laurence Vincent Lapointe croyait que la tempête était terminée. 

« Je pensais que mon plus gros test était passé, mais je reçois une autre tuile sur la tête », a illustré la canoéiste de Trois-Rivières, multiple championne du monde et grand espoir de médaille au Japon en C-1, où le canoë féminin fera ses débuts. 

« La différence cette fois-ci, c’est que la tuile est tombée sur la tête de tout le monde. Chacun doit faire sa part. Contrairement à mon contrôle positif, la pression n’est pas uniquement sur mes épaules, mais sur celles de tout le monde. Quand nous avons appris la nouvelle le 14 mars qu’on devait rentrer au pays, une chance que j’avais l’appui de mes coéquipières. On riait jaune. On était bien à s’entraîner en Floride et le virus semblait loin de nous, mais il est arrivé immédiatement. La crise devra être derrière nous avant de penser à tenir les Jeux olympiques. » 

Vivement en 2021 

Évidemment déçue de la tournure des événements, Vincent Lapointe comprend très bien la décision du Comité olympique canadien (COC) de ne pas envoyer d’athlètes à Tokyo si les Jeux olympiques s’y déroulent à compter du 24 juillet. 

 « Je comprends totalement la décision et j’appuie sans réserve le COC, a-t-elle déclaré. Je suis surprise que le COC devance le Comité international olympique (CIO) avec sa suggestion de repousser les Jeux en 2021. 

« Après tout ce que j’ai vécu et ma bataille pour pouvoir réaliser mon rêve de participer aux Jeux olympiques, ce n’est pas maintenant que je vais m’arrêter. Je vais continuer de m’entraîner pour les Jeux de 2021. Je veux être créative et trouver ce que je peux faire de plus pour garder la forme. Comme ce fut le cas lors de ma suspension provisoire, l’entraînement quotidien va m’aider à passer au travers. » 

En grande forme 

De retour sur l’eau avec les membres de l’équipe canadienne depuis le 28 janvier, Vincent Lapointe avait retrouvé tous ses moyens. 

 « Je faisais des intervalles aussi rapides qu’à pareille date l’an dernier, a-t-elle mentionné. J’ai travaillé fort pour redevenir moi-même. Mon niveau est revenu petit à petit et mon entraîneur (Mark Granger) était très satisfait. 

« Même si je n’avais pas été à
100 pour cent, j’aurais été prête et dans une bonne forme pour participer aux essais nationaux à Gainesville (16 au 19 avril). À mon retour, j’ai eu besoin d’un mois pour me sentir bien dans mon bateau. Après ça, je ramais bien. Je voulais redevenir moi-même avant d’affronter Katie (Vincent) à l’entraînement. Je faisais toutefois le C-2 en sa compagnie et avec d’autres partenaires en prévision des essais
continentaux au Brésil. » 

Protéger les autres 

La canoéiste de 27 ans a l’intention de reprendre l’entraînement sur l’eau quand elle le pourra, mais la protection de ses proches et de la population est la priorité. 

« Ce n’est pas vrai que je vais mettre quelqu’un à risque, a-t-elle résumé. Depuis mon retour de la Floride, je suis en quarantaine à la maison. Je ne veux pas être un vecteur de contagion. J’ai pris quelques marches en solitaire.  

« La rivière où je m’entraîne à Trois-Rivières dégèle vite, d’ajouter Vincent Lapointe. Ce n’est pas les conditions idéales avec les vagues, le remous et le courant, mais c’est mieux que rien. Je ne suis toutefois pas rendue là. Je poursuis ma quarantaine et je vais attendre le feu vert du gouvernement. Je ne sais pas quand je vais pouvoir reprendre l’entraînement à temps plein et quand se dérouleront les Jeux. »