/news/coronavirus
Navigation

COVID-19: une étude clinique d’envergure lancée à Montréal pour traiter les complications

Coup d'oeil sur cet article

Une étude clinique d’envergure, dirigée par le centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal, a débuté ce lundi au Québec avec l'objectif de traiter les troubles respiratoires graves entraînés par la COVID-19.  

Pas moins de 6000 Canadiens sont appelés à rejoindre l’étude nommée COLCORONA, qui vise à tester pendant 30 jours un anti-inflammatoire, la colchicine. 

«C’est un très vieux médicament qui vient d’une plante, qu’on utilise depuis des centaines d’années et qui sert depuis très longtemps à traiter une maladie très fréquente qu’on appelle la goutte. On s’en sert aussi [pour traiter] la péricardite virale», a expliqué le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du centre de recherche de l'Institut de cardiologie de Montréal, en entrevue à QUB radio, lundi.  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue du Dr Jean-Claude Tardif sur QUB radio:  

Ce dernier parle de la colchicine comme d’un «anti-inflammatoire bien particulier», alors que son équipe et lui ont «pas mal d’espoir que ça pourrait fonctionner». 

«C’est un médicament qu’on connaît très bien. En fait, au Québec, on est parmi ceux qui ont la plus grande expérience avec la colchicine», a mentionné le Dr Tardif au micro de Mario Dumont. 

Le directeur du centre de recherche souligne par ailleurs que les chercheurs sont «bien conscients de l’urgence» de la situation et qu’ils voulaient réaliser l’étude «de façon extrêmement rapide pour donner des réponses rapidement à la population». 

L’étude se penchera plus particulièrement sur le phénomène de «tempête inflammatoire majeure» présente chez les adultes souffrant de complications sévères liées à la COVID-19.  

«Imaginez, ce sont vos propres globules blancs qui, au lieu de juste vouloir détruire un virus, une bactérie, s’emballent, et on n’est plus capable de mettre le frein. Là, vous vous retrouvez à avoir de bons soldats, au début qui étaient utiles, [qui deviennent] de très dangereux soldats qui détruisent vos propres organes», a imagé le Dr Tardif. 

Les chercheurs émettent donc l’hypothèse que le traitement pourrait réduire ces graves complications. 

Les patients recherchés ont été déclarés positifs à la COVID-19, ont plus de 40 ans, ne sont pas hospitalisés, sont disposés à prendre le médicament ou le placebo pendant un mois et peuvent faire deux suivis par téléphone ou visioconférence.   

Les femmes qui ne prennent pas de contraceptifs, celles qui sont enceintes et celles qui allaitent ne sont pas admissibles à l’étude clinique.   

Les personnes intéressées peuvent téléphoner au 1 877 536-6837 ou se rendre sur www.colcorona.org

 

À VOIR ÉGALEMENT...