/news/coronavirus
Navigation

COVID-19 : Nos experts répondent à vos questions

Coup d'oeil sur cet article

Nous continuons de recevoir de nombreuses questions en lien avec la pandémie de la COVID-19. Voici quelques réponses de professionnels et d'experts que nous avons consultés. 

Nous tenterons de répondre à vos questions au cours des prochains jours si vous nous faites parvenir un courriel à l’adresse coronavirus@quebecormedia.com

1. Est-ce que les femmes de ménage devraient continuer d’offrir leurs services à une clientèle vulnérable, comme les handicapés? (France Lord)

«En principe, non. Les femmes de ménage ne sont pas considérées comme des soins ou services essentiels. Elles sont utiles, nécessaires, mais pas considérées comme essentielles.» 

- Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades

2. Quelle est la façon de déterminer que la pandémie est arrivée à son pic? (André Abel)

«Au cours des prochains jours ou des prochaines semaines, il devrait y avoir une augmentation exponentielle du nombre de cas d’infections. Éventuellement, il devrait y avoir un plateau et on commencera à avoir moins de cas pendant quelques jours. À ce moment, on pourra dire qu’on aura atteint le pic. Ceci dit, il pourrait y avoir une résurgence. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que les experts vont surveiller le nombre de diminutions pour parler d’un pic.» 

- Benoît Barbeau, professeur au département des sciences biologiques de l’UQAM 

3. Dans les pharmacies, quels sont les emplois qui sont considérés comme étant essentiels?

«Les services jugés essentiels en pharmacie sont les soins et services pharmaceutiques assurés par les pharmaciens et leur équipe d'assistants techniques. De plus, les produits d'hygiène personnelle qu'on retrouve en pharmacie nous apparaissent essentiels. Il revient aux pharmaciens de déterminer quelle est l'équipe minimale qui leur permettra de maintenir cette offre.» 

- Julie Villeneuve, directrice des communications de l’Ordre des pharmaciens du Québec

4. Je suis infirmière à domicile. Quelles sont les précautions à prendre? J’ai une clientèle vulnérable. (Amélie Cadieux)

«La clientèle qui était vulnérable avant ne l’est pas plus ou moins. Avant d’aller voir ces patients, il faudrait simplement poser les mêmes questions qu’au triage ou au pré-triage. Il suffit d’adapter le questionnaire, entre autres grâce à la multitude de documents rendus disponibles par la Santé publique. Ça peut se faire au téléphone ou même avant d’entrer dans le domicile, sur le pas de la porte. Est-ce que le patient a été en contact avec quelqu’un revenant de voyage ou quelqu’un qui est en attente d’un résultat au test de dépistage de la COVID-19? A-t-il des symptômes nouveaux associés à la COVID-19? L’infirmier ou l’infirmière ne devrait pas se mettre à risque, et dans tous les cas disposer de l’équipement nécessaire en tout temps.» 

- Linda Lapointe, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et responsable de la santé et de la sécurité du travail 

5. Nous sommes arrivés de la Floride le 17 mars et nous sommes en quarantaine. Avons-nous le droit d’aller marcher dehors? (Joan Carey)

«Oui, vous aller le droit d’aller marcher dehors, à condition de rester à 2 mètres de quiconque. Il faut vraiment respecter les 14 jours de quarantaine intégralement. On le voit en Estrie, avec le cas de la dame hospitalisée samedi. Elle avait été en contact avec une personne testée positive il y a 14 jours. Les gens qui arrivent de l’extérieur, qui ont passé par plusieurs États américains, dont New York, où on observe une flambée des cas présentement, on recommande de rester en quarantaine. Si vous n’avez pas de symptômes, on ne parle pas d’isolement obligatoire, où on doit vraiment rester à l’intérieur. C’est important d’aller prendre un peu de soleil. On a besoin de se maintenir en bonne condition physique et mentale. Ça influence aussi notre système immunitaire.»

- Dr Christian Fortin, médecin de famille

6. Si mon enfant voit toujours un seul ami et n’en voit pas d’autres, est-ce sécuritaire?

«Non, ce n’est pas sécuritaire. Les autorités demandent de ne pas voir de gens qui n’habitent pas dans la même demeure que vous. C’est donc à éviter au maximum. L’entourage de cet ami a possiblement été en contact avec d’autres personnes possiblement infectées. Il n’y a pas de chance à prendre.» 

- Benoît Barbeau, professeur au département des sciences biologiques de l’UQAM 

7. Quelles mesures seront prises en ce qui a trait aux stages obligatoires au cégep? Seront-ils repris ou tout simplement annulés? (Isabelle Piette)

«Il est trop tôt pour donner une réponse claire. Ça va être du cas pas cas, selon chaque programme et selon chaque cégep. Les étudiants doivent consulter la page web du cégep qu’ils fréquentent. Les sections de foire aux questions des sites de chaque cégep seront mises à jour régulièrement.» 

- Judith Laurier, directrice des communications de la Fédération des cégeps

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.