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COVID-19: des syndicats du secteur de la santé réclament plus de mesures pour protéger leurs membres

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Des syndicats du milieu de la santé dénoncent le manque de mesures pour protéger leurs membres au moment où des signes de contamination communautaire à la COVID-19 commencent à apparaître au Québec.

«Attendons-nous qu’il y ait une mort dans le réseau pour assurer la sécurité du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux?», se questionne la présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (APTS), Andrée Poirier, par voie de communiqué, mercredi.

Selon elle, les établissements de santé «se fichent éperdument» des consignes émises par la ministre de la Santé, Danielle McCann, et par le directeur national de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda.

La distanciation sociale, le télétravail, ou les mesures pour délester le personnel des visites considérées comme non essentielles ne sont pas appliqués, déplore le syndicat qui représente 55 000 membres.

Des propos repris par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui dénonce le «manque de communication» pour l’un des problèmes les plus mentionnés dans les établissements de soins.

«Les travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux sont au front pour nous aider à traverser cette crise. Elles doivent rapidement sentir que les mesures de prévention sont déployées. Même chose pour celles qui œuvrent dans les services de garde et qui donnent tout un coup de main au personnel des services essentiels», dit le président de la FSSS-CSN, Jeff Begley.

La FSSS-CSN demande que des mesures particulières soient prises pour protéger les travailleurs à risque, dont ceux ayant des maladies chroniques, étant immunosupprimés ou qui ont plus de 70 ans.

«Ces personnes doivent être placées en isolement du travail, sans perte de traitement. La priorité doit être de protéger ces personnes pour assurer aussi bien leur sécurité que celle de l'ensemble de la population et actuellement, on joue avec la vie de ces gens», explique la vice-présidente de la FSSS-CSN, Judith Huot.