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Les ventes de billets de loterie sont en chute libre au Québec

Le personnel de Loto-Québec est encore débordé avec les inscriptions en ligne

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 Les ventes de billets de loterie ont connu une inévitable chute vertigineuse depuis l’annonce de la fermeture de tous les terminaux de Loto-Québec et la suspension de la vente de billets physiques, en réaction à la pandémie. 

Depuis vendredi soir, internet est la seule et unique voie pour se procurer un billet au Québec. Il est désormais impossible d’acheter un billet à gratter ou un billet de loterie en personne au dépanneur, à l’épicerie, en kiosque ou à la pharmacie. 

S’ils veulent avoir une chance de remporter le prochain gros lot de 70 M$ au Lotto Max, demain, les Québécois doivent obligatoirement créer un compte Espacejeux sur le site web de Loto-Québec avec une carte de crédit et confirmer qu’ils sont bel et bien majeurs. 

Au 22 mars, la société d’État dénombrait 557 000 clients actifs ayant joué au moins une fois en ligne dans la dernière année (casino virtuel, loteries, paris sportifs). Le chiffre n’est pas à jour puisque les demandes d’inscription affluent par « dizaines de milliers » depuis. Du jamais-vu. Les employés de Loto-Québec, débordés, peinent à répondre aux nombreux clients qui ont besoin d’aide pour compléter leur inscription en ligne. 

« C’est une situation exceptionnelle et on demande aux gens d’être patients et compréhensifs. On a ajouté du personnel, mais on ne peut pas répondre à des milliers de personnes d’un coup. On répond de 7 h à minuit ces temps-ci », a indiqué le porte-parole de Loto-Québec, Patrice Lavoie. 

5 % des ventes du Lotto Max 

S’il n’a pas été possible d’obtenir des chiffres pour l’ensemble des loteries, les résultats publiés mercredi pour le Lotto Max sont néanmoins révélateurs. 

Mardi soir, une somme de 65 M$ était à l’enjeu pour cette loterie pancanadienne. Les ventes totales, à l’échelle du pays, s’élèvent à seulement 22,7 M$. La part de marché de Loto-Québec, infime, n’a été que de 5,2 %. Cela signifie que les Québécois ont dépensé 1,2 M$ pour ce tirage, une « baisse notable », reconnaît Patrice Lavoie. 

À titre d’exemple, les ventes canadiennes avaient atteint 46 M$ pour le dernier gros lot similaire, en février dernier. Celui de 70 M$ remporté à Lévis, récemment, avait généré des ventes de 54 M$. Notons que Loto-Québec fait figure d’exception au pays puisqu’elle est la seule société de loterie qui a suspendu la vente de billets physiques. 

Lots aussi élevés qu’avant 

Bien que les revenus soient moindres, les futurs gros lots ne seront pas moins généreux pour autant, avance-t-on.  

« Malgré la baisse des ventes, quand le gros lot du Lotto Max sera gagné, il redescendra au montant prévu et suivra la courbe prévue d’augmentation tant qu’il n’est pas gagné. Les gros lots ne seront pas moins élevés », souligne M. Lavoie.