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Report des JO en 2021: encore plus apprécié par les athlètes paralympiques

La santé à risque des athlètes paralympiques justifie le report des Jeux en 2021

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Photo d’archives Les athlètes paralympiques canadiens devront se tourner plutôt vers l’année 2021 dans leur objectif de participer aux Jeux de Tokyo, comme Diane Roy, qui pourrait alors y vivre une septième édition.

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Dans les préoccupations pour la santé des athlètes que suscite la pandémie de COVID-19, le Comité paralympique canadien (CPC) monte en première ligne pour saluer le report des Jeux paralympiques de Tokyo en 2021.

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Le décalage d’une année de ces Jeux qui devaient se dérouler du 25 août au 6 septembre, annoncé dans le même souffle que le report des Jeux olympiques, est d’autant plus de circonstance, selon le CPC, puisque plusieurs des sportifs impliqués vivent avec des conditions de vie différentes.

« Il y a une différence parce que nous, quand on parle de santé des athlètes, c’est encore plus délicat pour certains athlètes paralympiques qui ont des systèmes immunitaires et des conditions pulmonaires beaucoup plus fragiles. Ils sont donc à risque. On pense aux athlètes de boccia et de rugby en fauteuil roulant, dont plusieurs ont des handicaps lourds et des conditions de santé plus exposées », affirme le président du CPC, Marc-André Fabien.

Marc-André Fabien, président du CPC
Photo d'archives
Marc-André Fabien, président du CPC

Décision logique

Le CPC a profité de la visioconférence tenue mardi avec le Comité olympique canadien (COC) — à laquelle ont assisté plus de 600 sportifs — pour évoquer les raisons de santé et d’incertitude qui l’ont guidé dans son annonce de dimanche de ne pas envoyer de représentants au Japon si les Jeux étaient maintenus à l’été 2020.

« On ne peut pas demander à des athlètes de s’entraîner adéquatement alors que toutes les installations sportives sont fermées ni les forcer d’aller à l’encontre des directives des autorités sanitaires et de santé publique au Canada », explique Marc-André Fabien.

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« Ceci aussi dans un contexte où il y a des athlètes dans d’autres pays qui peuvent continuer à s’entraîner. On aurait créé littéralement deux classes d’athlètes pour les Jeux, ceux en pleine forme et au sommet de leur performance, et ceux qui ne le sont pas parce qu’ils auraient dû sacrifier plusieurs mois d’entraînement. »

Retrouver la motivation 

La redéfinition de la version paralympique de Tokyo 2020 entraînera chez les athlètes canadiens concernés les mêmes bouleversements et sentiments que pour leurs pairs olympiques. Pour certains, une année de plus incite à la réflexion. C’est le cas de la coureuse en fauteuil roulant Diane Roy, qui a confié à Sportcom qu’elle ne fermait pas la porte à vivre ses septièmes Jeux paralympiques, même si elle aura alors 50 ans.

Après la déception de devoir oublier l’année 2020, le CPC croit que ses athlètes retrouveront vite une motivation à viser plutôt l’an prochain.

« On va laisser passer la crise actuelle, et ensuite, le processus d’entraînement va recommencer. Je pense que la stimulation va revenir assez rapidement parce que tous ces athlètes sont focalisés sur les Jeux paralympiques. Qu’ils soient cet été ou l’été prochain, normalement, le focus devrait être le même », affirme le président.