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Une autre sorte de défi pour Bédard

Sa conjointe vit les dommages collatéraux du virus

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Photo d’archives Martin Bédard a lui aussi mis ses activités habituelles sur pause.

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Au cours de sa vie, le spécialiste des longues remises des Alouettes Martin Bédard a souvent été confronté à des embûches qui l’ont touché sur le plan personnel. Il s’est toujours relevé. Cette fois, c’est la pandémie de coronavirus qui lui cause certains soucis. 

À l’instar de plusieurs milliers d’employés d’Air Transat, sa conjointe, Natsou Tardif, a perdu son emploi dans les derniers jours. Les vols de cette compagnie aérienne sont suspendus jusqu’au 30 avril, minimum.

Toutefois, Natsou était en congé préventif. La raison ? Le couple Bédard-Tardif attend l’arrivée d’une petite fille pour septembre. Une situation assez paradoxale. 

« Je commence un nouvel emploi chez Industrielle Alliance cette semaine, a indiqué Martin Bédard. Une chance parce qu’on n’aurait eu aucun revenu qui serait entré à la maison.

« Avec un bébé en route, ça fait freaker pas mal. »

Il faut comprendre que Bédard ne fait pas un salaire mirobolant avec les Alouettes, loin de là. Il arrondit ses années avec son poste de conseiller financier et quelques visites dans les écoles comme représentant de l’équipe durant la saison morte. 

Le colosse de 6 pieds 3 pouces et 239 livres n’est pas du style à se plaindre. Il est bien au courant de la réalité actuelle de plusieurs travailleurs au Québec. 

Prise de conscience

L’arrivée d’un enfant dans la situation actuelle peut être une source d’anxiété à plusieurs niveaux. Personne ne peut prédire comment la situation va évoluer dans les prochains mois, à commencer par Bédard et sa conjointe. 

« Ça nous rend plus conscients de ce que l’on fait, a souligné Bédard. J’ai confiance aux mesures qui sont prises par le gouvernement. 

« J’ai aussi confiance que les gens vont faire ce qu’il faut pour ne pas tomber malades et transmettre la maladie. Si tout le monde suit les recommandations, ça va se régler plus rapidement que s’il n’y en avait pas eu. »

Parlant de sa conjointe, des maux de dos après quelques semaines de grossesse lui ont permis de ne plus travailler comme agente de bord dans les avions quelques mois avant que les foyers de la COVID-19 éclatent un peu partout dans le monde. 

Sa dernière destination ? Paris. 

« Elle faisait surtout des vols en Europe à la fin. Par chance, ses maux de dos l’ont restreinte à des travaux administratifs avant son départ pour son congé de maternité. Nous sommes bien contents que ça soit arrivé comme cela. »

Plan B

Pour revenir au football, Bédard est dans sa phase de préparation pour sa prochaine saison avec les Alouettes. Le camp doit débuter le 15 mai si tout se déroule comme prévu. 

Comment s’entraîner alors que les gymnases sont fermés à double tour ?

« J’ai quelques appareils à la maison, a-t-il souligné. Puis, je vais compter sur quelques amis qui ont des gymnases complets à leurs maisons. »

Si le gouvernement Legault continue d’ajouter des mesures de confinement de plus en plus strictes, Bédard devra être créatif dans ses méthodes d’entraînement. Ce ne sera pas la première fois qu’il affrontera l’adversité et ce ne sera pas la dernière.