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Bianca Andreescu en confinement

Bianca Andreescu en confinement
AFP

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«Bianca est rentrée chez elle à Toronto, où elle est en isolement volontaire. Ça fait changement, de ne pas être sur les courts, c’est sûr. Mais c’est la situation actuellement.» 

Après une année 2019 faste pour Sylvain Bruneau et sa protégée Bianca Andreescu, la saison 2020 a heurté un mur. 

Loin des courts, des stades et des aéroports, l’Ontarienne, championne des Internationaux des États-Unis, soignait une blessure persistante au genou gauche lorsque le tournoi d’Indian Wells a été annulé. 

À présent, c’est une championne en confinement que supervise l’entraîneur national chez Tennis Canada, lui-même en isolement, pendant que tous tentent de vaincre l'ennemi invisible qu’est l’épidémie de COVID-19. 

«Je suis rentré de Californie il y a deux semaines. On se préparait pour le tournoi d’Indian Wells, a raconté Bruneau à l’émission Salut Bonjour sur le réseau TVA, jeudi matin, depuis son chalet de Saint-Sauveur. 

Andreescu avait une certaine pression en vue d’Indian Wells, où elle était la championne en titre. Puisqu’elle ne se sentait pas en forme à 100%, elle a déclaré forfait quelques jours avant le début du tournoi, qui n’a finalement pas eu lieu. 

«On espérait qu’elle soit peut-être disponible en mai et qu’elle soit à point, mais ce n’était rien de certain. Ça va faire trois semaines qu’elle est loin des courts et qu’elle est en repos forcé.» 

C’est donc une certaine bénédiction pour la reine de Flushing Meadows. 

«Elle fait du conditionnement à la maison tous les jours et elle est bien suivie. Je pense que le repos ajouté lui sera bénéfique, étant donné la blessure. On essaie de voir ça d’un œil positif, effectivement.» 

Un grand défi 

Au hockey comme dans les disciplines olympiques, le confinement est un grand défi pour les joueuses du top-10. Les Internationaux de France ayant été reportés au mois de septembre, aucun tournoi n’est envisagé avant juin, la saison sur gazon. 

«C’est un peu compliqué, a admis Bruneau. On est un peu dans le néant, car la saison sur terre battue a été annulée. Il n’y a aucun tournoi avant le 7 juin. On va voir ce qui va se passer avec la saison sur gazon.» 

La clé, pour l’entraîneur, c’est la préparation, et contrôler ce que chacune peut contrôler. 

«Rester prête sur le plan physique, c’est essentiel. Pas mal tout le monde est à la maison avec une préparation physique limitée. Dans le cas de Bianca, je ne suis pas trop inquiet du fait qu’elle ne jouera pas pendant plusieurs semaines. On verra combien de temps ça va durer.» 

«On est dans l’incertain. Est-ce qu’on reprendra la saison sur gazon à Montréal ou après? Les Olympiques ont été annulés et il y a beaucoup d’incertitude. L’important, c’est de garder la forme. Pour Bianca, sur le plan tennis, si elle doit être prête dans trois ou quatre semaines, ce sera suffisant.» 

Reste qu’Andreescu, sixième mondiale, patiente du mieux qu’elle le peut pendant que toutes les activités sont paralysées. 

«Elle est déçue, ça va de soi. Le dernier tournoi qu’elle a disputé, c’était en octobre. Elle espérait pouvoir revenir bientôt. Là, elle est en repos forcé et prolongé pour on ne sait combien de temps.» 

«Elle a hâte de reprendre la compétition, mais c’est comme ça.»