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IKEA forçait ses employés à travailler

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Le géant suédois IKEA fait volte-face et n’obligera finalement pas ses employés québécois à se rendre au travail s’ils craignent de contracter la COVID-19, à la suite de la publication d’un article du Journal.

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En pleine pandémie, IKEA Canada exigeait depuis deux semaines que ses milliers d’employés québécois se présentent au travail afin de répondre à la vague d’achats qui inonde son site internet. Les employés qui refusaient étaient menacés de représailles par l’employeur.  

Le fabricant de meubles suédois a fermé la semaine dernière les portes de ses trois magasins québécois, mais les commandes en ligne continuaient d’affluer. Celles-ci devaient être ramassées au magasin. 

« Je ne comprends pas comment nous pouvons rester ouverts. Il y a un consensus planétaire des gouvernements qui demandent à la population de rester chez elle, et nous, on doit sortir pour [vendre] des housses de coussin ? Chaque fois qu’un collaborateur prend le métro [ou] fréquente son lieu de travail, ça le met à risque. Plusieurs d’entre nous vivent avec de jeunes enfants, des personnes immunodéficientes ou avec nos parents qui ont 70 ans », écrivait Benoit Pelletier, président du syndicat du IKEA Montréal, dans une lettre envoyée mardi au président d’IKEA Canada, Michael Ward.

Comme IKEA refuse catégoriquement de mettre ses employés à pied de façon temporaire, ils ont à choisir entre rentrer travailler pour obtenir un salaire ou rester chez eux et renoncer à leur paie. Impossible pour eux de toucher l’assurance-emploi, résumait-il. 

Volte-face

IKEA est finalement revenu sur sa décision, hier soir, après que Le Journal eut publié un article à ce sujet. 

« Après mûre réflexion, IKEA a décidé de suspendre temporairement son service de ramassage, à compter de la fin de la journée du mercredi 25 mars », a écrit la porte-parole Kristin Newbigging dans un courriel.

Le personnel sera payé pour les heures qui étaient préalablement prévues à l’horaire, soit pour environ les quatre prochaines semaines, a-t-elle indiqué.