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Pandémie de coronavirus: des «anges gardiens» du Québec sont fatigués et stressés

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En première ligne face à la pandémie de COVID-19, des membres du personnel médical commencent à être à la peine.   

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«On n'est pas traités comme des anges, mais pas du tout. Il est à veille de perdre ces anges-là», raconte à TVA Nouvelles une infirmière qui a requis l’anonymat.      

Cette dernière détaille ce qu’elle voit sur les étages de son hôpital qui traite plusieurs cas de COVID-19.      

«Il y a des gens qui sont en santé et qui deviennent faibles, mais qui rentrent travailler. Ils ne prennent donc pas de mieux. On les voit se dégrader. C'est inquiétant, c'est de l'anxiété, de l'insécurité. C'est de travailler aussi dans un monde avec des collègues qui s'inquiètent, qui sont tristes», explique-t-elle.      

Comme la Fédération des infirmières du Québec (FIQ), elle affirme qu’il manque de masques N-95 mais aussi d’uniformes ou de gants.      

Une note interne d’un CIUSSS régional a d’ailleurs mis en garde son personnel contre une pénurie d’uniformes pour les infirmières.      

L’infirmière interrogée par TVA Nouvelles a aussi témoigné de ses propres angoisses.      

«Une soirée, j’étais dans mon véhicule et je ne voulais pas aller dormir à la maison. Je me disais que j’avais vraiment mal à la gorge ces temps-ci, que j’avais tellement mal dans le corps. Est-ce que je vais aller contaminer ma famille?», s’interroge-t-elle.      

«Oui j’ai peur. Mais j’adore mon métier (...) Je me sens parfois hypocrite en face des personnes avec lesquelles je travaille et que je soigne parce que je ne sais pas ce qui pourrait leur arriver.»