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Les avocats de la défense sont solidaires

Me Maxime Roy
Photo d'archives, Agence QMI Me Maxime Roy

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La compétition entre les bureaux d’avocats de la défense qui s’occupent des dossiers criminels est féroce, mais, en cette crise de la COVID-19, le mot «solidarité» est sur toutes les lèvres: les avocats, comme d'autres professionnels, se serrent les coudes.  

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«Si on m’avait dit, il y a un mois, que je serais ici bénévolement pour représenter tous mes collègues de la défense et reporter leurs dossiers, je ne l’aurais pas cru», a dit Me Maxime Roy lorsque les représentants du Journal l’ont croisé jeudi matin au palais de justice de Québec.  

Criminaliste depuis un peu plus de 14 ans, Me Roy n’a pas caché que, dans son milieu, à Québec, la compétition est forte, et que certains juristes s’arrachent littéralement les clients. Avec un ratio de quatre avocats de la défense pour un poursuivant, ce n’est pas étonnant.   

Tous pour un  

Cependant Me Roy, qui défend actuellement les intérêts de Nathalie Normandeau, s’est dit à la fois fier et étonné de voir comment, dans le district judiciaire de Québec, les avocats se tiennent et se respectent en cette période de crise.  

«Il y a, parmi l’ensemble des cabinets de la ville de Québec, une solidarité que je n’ai jamais vue. Les avocats échangent beaucoup sur les changements, les façons de faire... On a brisé les frontières pour partager l’information», a expliqué Me Roy.  

Concernant la suite, l'«après-COVID», Me Roy n’a pas voulu trop s’avancer. Il craint toutefois que la fin de l’été et l’automne soient extrêmement chargés, pour reprendre les causes qui n’auront pas été entendues ce printemps et au début de l’été.  

31 mai  

Pour l'instant, les tribunaux n'entendent que les causes urgentes et il a été décidé que ce sera comme ça jusqu'au 31 mai. Après, cette date, la situation sera réévaluée. 

«Les tribunaux ont reporté au 31 mai leur règle d’entendre les causes urgentes. À cette date, la situation sera réévaluée», a-t-il dit en précisant que la question qui demeurait en suspens trouvait réponse au Bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales.  

«Les dossiers qui sont mis au rôle étaient peut-être déjà des dossiers qui étaient sous enquête avant les mesures. Y aura-t-il plus de dossiers dans les prochaines semaines? Y en aura-t-il moins? La question demeure, et c’est ce qui va conditionner ce qu’il sera possible de gérer», a-t-il ajouté.  

Quoi qu’il en soit, il estime que les juges et l’appareil judiciaire au grand complet travaillent très fort pour entendre les causes qualifiées d’urgentes dans le contexte actuel.  

«C’est toutefois évident que la situation va faire appel à la créativité et à l’engagement de tous pour reprendre le rythme des affaires judiciaires lorsque le système va se remettre en marche», a-t-il dit en terminant.